Mariage pour tous: Taubira ouvre le débat à l'Assemblée au son du «temps des cerises»

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Christiane Taubira a ouvert mercredi à l'Assemblée la seconde lecture du projet sur le mariage gay en fredonnant le "temps des cerises" pour décrire des bonheurs futurs mais s'en est pris aux "factieux", aux "cracheurs de haine" qui s'opposent violemment au projet.
Christiane Taubira a ouvert mercredi à l'Assemblée la seconde lecture du projet sur le mariage gay en fredonnant le "temps des cerises" pour décrire des bonheurs futurs mais s'en est pris aux "factieux", aux "cracheurs de haine" qui s'opposent violemment au projet. — Kenzo Tribouillard AFP

Christiane Taubira a ouvert mercredi à l'Assemblée la seconde lecture du projet sur le mariage gay en fredonnant le «temps des cerises» pour décrire des bonheurs futurs mais s'en est pris aux «factieux», aux «cracheurs de haine» qui s'opposent violemment au projet.

La Garde des Sceaux a salué un texte «légitime» qui «tient sa raison d'être d'un engagement du président de la République», mais a constaté que «malgré sa force et sa légitimité», ce texte «ouvre une contestation chez certains de nos concitoyens».

«Ce texte ne leur enlève rien, il n'y a pas qu'une seule façon de vivre en couple et en famille», a poursuivi Mme Taubira.

«Quel est le sujet qui provoque un tel bouillonnement chez certains?» a-t-elle poursuivi, se référant aux diverses manifestations et opérations coup de poing de ces derniers mois. «C'est la représentation de la famille que certains ont bâti au cours de l'histoire. Cela nous le respectons et nous voulons apporter des réponses à ces troubles intimes», a-t-elle dit. «Avec le temps, ils consentiront que ce texte ne les prive de rien».

«Nul ne peut ouvrir son avenir en brouillant celui des autres». «Ces préoccupations n'ont rien à voir avec les cracheurs de haine, qui font acte de violence, avec ceux qui insultent des élus de quelque bord qu'ils soient», a-t-elle poursuivi.

«Ces préoccupations n'ont rien à voir avec les factieux qui mettent en question les prérogatives mêmes de celles et ceux qui, dans les hémicycles, se font les porte-voix outrés» du mouvement anti-mariage pour tous, a-t-elle dit.