Sexe 2.0: les Français s'y mettent

ETUDE L'ifop publie une étude sur les pratiques sexuelles virtuelles des Français...

Alexandra Luthereau

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Un homme pianote sur un clavier d'ordinateur.
Un homme pianote sur un clavier d'ordinateur. — VALINCO/SIPA

Un tiers des Français admet être excité à l’idée d’observer des gens se livrant à des jeux ou des ébats sexuels. 19 % déclarent voir leur désir augmenter à l’idée de se faire surprendre pendant qu’ils font l’amour selon une étude réalisée par l’Ifop, commandée par le site de sexcam CAM4.

Le voyeurisme et l’exhibitionnisme font fantasmer mais dans les faits peu de Français s’adonnent à ces pratiques. Pourtant les outils webcams, mobiles et messageries instantanées changent peu à peu la donne comme le révèle l’étude.

Live show sexuel, sexting (envoi de photos ou de vidéos d’eux nus ou dénudés), jeux d’exhibition sont aujourd’hui facilités par les nouvelles technologies d’information et Internet, terrain idéal pour accomplir des fantasmes voyeuristes ou exhibitionnistes que l’on ne pouvait pas assouvir dans la vie réelle. Les pratiques sont à la hausse notamment chez les jeunes adultes.

Expériences sexuelles virtuelles

Ainsi les moins de 25 ans ayant déjà fait l’amour virtuellement via une webcam a doublé entre 2009 (9 %) et 2013 (16 %). Les plus de 25 ans, sont eux seulement 8 % à le pratiquer en 2013. Par ailleurs, un jeune sur cinq a déjà visionné en direct un spectacle érotique d’une personne devant sa webcam (live show sexuel), contre 14 % pour les moins de 50 ans.

Les expériences sexuelles virtuelles viennent peu à peu enrichir le répertoire sexuel des Français, désireux d’expérimenter des choses nouvelles conclut sobrement l’étude. Entre la démocratisation des sextoys, livres érotiques et webcams, la sexualité des Français se pimentent sérieusement.

IFOP : Enquête sur le sexe virtuel via les webcams et les nouvelles technologies

Méthodologie

Etude réalisée par internet du 27 février au 1er mars 2013 auprès d’un échantillon de 1 113 personnes âgées de 18 à 69 ans. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée).