«Mariage pour tous»: Le vote solennel aura lieu le 23 avril

SOCIETE Les opposants ont annoncé une manifestation deux jours avant...

C.C. avec AFP
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Les débats à l'assemblée nationale le 10 avril 2013.
Les débats à l'assemblée nationale le 10 avril 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Le vote solennel sur le «mariage pour tous» aura lieu la semaine prochaine, le 23 avril, et le temps de débat sur le projet de loi a été fixé à 25 heures pour son retour à l'Assemblée, ont indiqué ce lundi des sources parlementaires.

La conférence des présidents, organe exécutif de l'Assemblée, a décidé ce lundi de recourir à la procédure dite du «temps programmé», qui permet de déterminer par avance le temps total de débat. Le président des députés UMP, Christian Jacob, a dénoncé «une humiliation totale du Parlement».

Plusieurs rassemblements d'opposants prévus

Pour contrer ce timing resserré, les opposants au projet de loi ont prévu plusieurs grands rassemblements dans les semaines à venir. Le premier aura lieu dimanche à Paris, soit deux jours avant le vote solennel. Un autre est programmé pour le 25 avril, puis les 5 et 26 mai. 

Par ailleurs, soixante-huit opposants au projet de loi se trouvaient ce lundi matin en garde à vue après avoir été interpellés vers 1h devant l'Assemblée où ils s'apprêtaient à installer une dizaine de tentes, a indiqué une source policière. Ils ont été libérés dans l'après-midi avec un simple rappel à la loi. Ces manifestants se réclamant de l'organisation «Camping pour tous», proche de la Manif pour tous qui multiplie les actions coups de poing contre le projet de loi, ont été maintenus en garde à vue «conformément aux réquisitions du Parquet», a-t-on précisé de même source.

«Au total, depuis vendredi soir, 201 personnes ont été interpellées suite à leur participation à l’un de ces rassemblements», a précisé ce lundi la préfecture de police de Paris dans un communiqué, appelant les membres de la Manif pour tous «à la responsabilité». «Si la liberté de manifester est un droit constitutionnel, elle doit s’exercer dans le respect d’un certain nombre de conditions prévues par le législateur que la préfecture de police est chargée de faire respecter à Paris. En application de la loi, si d’éventuelles nouvelles actions de ce type devaient avoir lieu, organisateurs et participants s’exposeraient à être interpellés et éventuellement à faire l’objet de sanctions pénales», ajoute-t-elle.