Vienne: Un patient opéré à la place d'un autre

M.Gr.

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Le centre hospitalier Lucien-Hussel à Vienne (Isère)
Le centre hospitalier Lucien-Hussel à Vienne (Isère) — Capture Google Maps

Erreur d'aiguillage au centre hospitalier de Vienne (Isère). Un patient a été opéré en urgence... à la place d'un autre, rapporte Le Dauphiné Libéré ce mercredi. Quant à celui qui devait initialement subir l'opération, il a été renvoyé chez lui par erreur. Et reste introuvable.

Cette erreur sur les identités est survenue au moment de scanographies, le 27 novembre 2012. Ce jour-là, un homme d’au moins cinquante ans passe un scanner à l’hôpital de Vienne pour un anévrisme. Une information que l’hôpital n'a pas confirmée en raison du secret médical, indique Le Dauphiné Libéré.

D'après l'examen, il doit subir une intervention chirurgicale, après transfert dans un autre hôpital. Et si une personne a bien été transférée pour être opérée, il ne s'agit pas de celle qui devait passer sous le scalpel.

Pas d’ablation

L’erreur n'a pu être décelée qu'au moment d'une visite de contrôle, effectuée par le patient opéré, le 4 avril. Les faits sont alors portés à la connaissance de la direction de l'établissement, qui en informe le patient. «Il n’a et ne devrait subir aucun préjudice grave. Ce traitement ne consistait à aucune ablation», assure le directeur.

Reste maintenant à retrouver l'homme qui devait initialement subir l'intervention. «Grâce au scanner, nous savons qu’il s’agit d’un patient de sexe masculin en raison de la présence de la prostate, d’un homme de plus de 50 ans, en raison de son anatomie», détaille Gérard Servais au journal régional.

145 personnes à contacter

Depuis quatre jours, les services de l'hôpital ont donc recensé tous les hommes de plus de 50 ans présents ce 27 novembre 2012 dans l’établissement viennois. Ce sont ainsi quelque 145 personnes qu'une cellule est chargée de contacter, pour leur proposer un rendez-vous afin de procéder à une échographie de contrôle.

En attendant de retrouver son patient égaré, l'Agence régionale de santé (ARS) a diligenté une inspection au centre hospitalier, afin d'établir les faits et d'identifier les dysfonctionnements.