Le grand rabbin de France refuse de démissionner pour plagiats

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Avec Reuters

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Le grand rabbin de France Gilles Bernheim a reconnu ce mardi de nombreux plagiats et avoir laissé penser qu'il était agrégé de philosophie mais a refusé de démissionner, jugeant que ce serait une forme de «désertion». Invité sur radio Shalom, Gilles Bernheim a également estimé qu'une démission, réclamée par plusieurs membres de la communauté juive, serait »contraire à la collégialité qui préside à la décision».

«Je suis solide et dans cet esprit de collégialité j'assume pleinement ma fonction», a-t-il dit. «Démissionner sur une initiative personnelle relèverait d'une désertion.» Gilles Bernheim a justifié sa succession d'erreurs et de mensonges par le souci de ne pas décevoir ceux qui lui tressaient des louanges et a exprimé ses regrets.

Plusieurs plagiats

«Beaucoup de gens, si vous réussissez un tant soit peu, vous perçoivent comme une espèce de héros (...) et vous n'avez pas envie de les décevoir et vous vous enfermez dans l'image que les autres peuvent avoir de vous», a-t-il dit. Il avait déjà reconnu mercredi dernier un plagiat et un mensonge, admettant avoir réagi «avec maladresse» quand les premières accusations de plagiat étaient apparues à l'encontre de son ouvrage «Quarante méditations juives».

Depuis, le site «Archéologie du copier-coller» de l'universitaire Jean-Noël Darde, a mis en évidence un autre «emprunt» dans un essai qu'il a fait paraître à l'automne contre le mariage homosexuel.

D'autres accusations de plagiats ont été diffusées mardi. L'Express a également révélé que le grand rabbin ne figurait pas dans les listes des agrégés de philosophie de l'université, comme il s'en prévalait dans différentes notices biographiques.