Les entreprises prévoient d'embaucher un peu plus en 2013

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Le nombre de demandeurs d'emploi percevant une allocation a augmenté de 0,6% en février en France par rapport au mois précédent et de 6,3% sur un an, selon des données publiées mardi par Pôle emploi.
Le nombre de demandeurs d'emploi percevant une allocation a augmenté de 0,6% en février en France par rapport au mois précédent et de 6,3% sur un an, selon des données publiées mardi par Pôle emploi. — Fred Dufour AFP

Les intentions d'embauches mesurées par Pôle emploi pour 2013, en faible progression, montrent une stabilité des métiers les plus demandés et une légère baisse des difficultés à recruter anticipées par les employeurs, indique mardi l'enquête annuelle du service public de l'emploi.

 

 

 

L'enquête «Besoins en main d'oeuvre» est utilisée notamment pour améliorer l'orientation des demandeurs d'emploi vers les métiers porteurs.

Pour 2013, 1.613.100 projets de recrutements, créations de postes ou remplacements, ont été récoltés auprès de 395.000 employeurs du privé et d'une partie du public, interrogés fin 2012. C'est 0,3% de plus qu'il y a un an (contre +4,3% l'année précédente), une «bonne nouvelle alors qu'on aurait pu s'attendre à une baisse des intentions d'embauche», a souligné auprès de l'AFP Bernard Ernst, directeur des enquêtes et statistiques à Pôle emploi.

Ainsi, 18% des entreprises ont répondu à Pôle emploi qu'elles prévoyaient au moins une embauche dans l'année (+0,2 point de plus qu'en 2012). Dans la moitié des cas, il s'agit d'un emploi en CDI ou un CDD de plus de six mois. Dans les régions du littoral atlantique et le sud de la France, les besoins de recrutement s'accroissent. Au contraire, dans le Nord-Est et le Centre, ils diminuent.

«Dans ce contexte de croissance ralentie des besoins en main d'oeuvre, les difficultés à recruter anticipées par les employeurs se réduisent» de plus de 2 points, note Pôle emploi. Elles concernent tout de même 40,4% des projets recueillis et un employeur potentiel sur deux.

Les employeurs imputent essentiellement ces difficultés au profil inadéquat des candidats (86%), avant la pénurie de main d'oeuvre dans certains domaines (60%), les conditions de travail (32%) ou une image dégradée de l'entreprise ou du métier (18%). Cueilleurs agricoles, agents d'entretien, serveurs, apprentis de cuisine, aides-soignants, vendeur ou cuisinier: le top 15 des métiers les plus recherchés est quasi inchangé.