Nouvelle affaire de plagiat: le Grand rabbin Bernheim commence à être lâché

avec AFP

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Confronté à une nouvelle affaire de plagiat, le Grand rabbin de France Gilles Bernheim commençait mardi à être lâché par son entourage, qui attendait de lui des explications sur ces accusations.
Confronté à une nouvelle affaire de plagiat, le Grand rabbin de France Gilles Bernheim commençait mardi à être lâché par son entourage, qui attendait de lui des explications sur ces accusations. — Bertrand Guay AFP

Confronté à une nouvelle affaire de plagiat, le Grand rabbin de France Gilles Bernheim commençait mardi à être lâché par son entourage, qui attendait de lui des explications sur ces accusations. Le porte-parole de M. Bernheim avait indiqué en fin de semaine dernière que celui-ci pourrait s'exprimer mardi, sans confirmation toutefois depuis.

«Bouleversé par les révélations successives», le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives), Richard Prasquier, qui le soutient, «imagine la tourmente dans laquelle il vit».

Emotion de la communauté juive

Déjà très partagée sur l'avenir du Grand rabbin, la communauté juive a fort mal encaissé la divulgation de deux nouveaux plagiats lundi soir sur le site «Archéologie du copier-coller» de l'universitaire Jean-Noël Darde. Cette fois, les «emprunts» du Grand Rabbin concernent l'essai qu'il a fait paraître à l'automne contre le mariage pour tous, intitulé «Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption: ce que l'on oublie souvent de dire».

Sur son site, Jean-Noël Darde met en évidence le rapprochement qu'a fait un «vrai lecteur» entre certains passages de l'essai et l'ouvrage «L'idéologie du Gender. Identité reçue ou choisie», du prêtre Joseph-Marie Verlinde, fondateur de la Fraternité monastique de la famille de Saint-Joseph.

Un autre plagiat concerne la reprise, mot pour mot, d'une interview de Béatrice Bourges, présidente du «Collectif pour l'enfance», catholique ultra-conservatrice en première ligne contre le mariage et l'adoption par les personnes de même sexe.

Sentiment de désastre

Gilles Bernheim avait reconnu mercredi dernier un plagiat et un mensonge, admettant avoir réagi «avec maladresse» quand les premières accusations de plagiat étaient apparues à l'encontre de son ouvrage «Quarante méditations juives».

Vendredi dernier, on découvrait par ailleurs que le Grand rabbin ne figurait pas dans les listes des agrégés de philosophie de l'Université, comme il s'en prévalait dans différentes notices biographiques, y compris celle du Who's Who, où il était entré il y a six mois.

La révélation de ses nouveaux plagiats a accru le sentiment de désastre ressenti au sein de la communauté juive, les uns plaidant pour un soutien inconditionnel à Gilles Bernheim, les autres appelant à sa démission.