Dernière ligne droite pour la réforme du travail

Avec Reuters

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L'examen du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi devrait s'achever dans la nuit de lundi à mardi malgré la guérilla parlementaire menée par le Front de gauche contre un texte qu'il juge dicté par le patronat français. Les députés doivent se prononcer mardi après-midi par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi que le Sénat devrait débattre à son tour à partir du 17 avril.

Le scrutin devrait avoir lieu au moment où la CGT et FO, soutenus par les syndicats SUD et la FSU, manifesteront à travers toute la France contre ce texte. A Paris, la manifestation, qui devrait se rendre de la gare Montparnasse aux abords de l'Assemblée nationale, sera conduite par le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, et son nouvel homologue de la CGT, Thierry Lepaon. Après une pause dimanche, les députés français ont repris l'examen de ce projet de loi qui prévoit notamment que les entreprises puissent négocier des baisses de salaires en échange d'un maintien des effectifs.

Le texte transpose l'accord national interprofessionnel (ANI) conclu le 11 janvier entre le patronat et trois syndicats, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGE, la CGT et Force Ouvrière refusant de le signer. Le groupe du Front de gauche a déposé prés de 5.000 amendements et depuis mardi dernier fait traîner les débats en multipliant les suspensions de séance ou les demandes de scrutin public. Lundi, à mi-journée, il restait environ 800 amendements à examiner