Sida: Paris, ville française la plus touchée

SANTÉ e nombre de personnes contaminées y est cinq fois plus élevé que la moyenne nationale...

M.Gr.

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Le ruban rouge, symbole de la solidarité vis-à-vis des victimes du VIH et du sida, installé sur la façade de l'hôtel de ville de Paris, le 1er décembre 2010
Le ruban rouge, symbole de la solidarité vis-à-vis des victimes du VIH et du sida, installé sur la façade de l'hôtel de ville de Paris, le 1er décembre 2010 — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

«Ne pas crier victoire trop vite.» Alors que s'ouvre ce vendredi la 19ème édition du Sidaction, le slogan de la manifestation sonne comme un rappel à la prudence. Car malgré les tests prometteurs de vaccins thérapeutiques, ou l'apparition de nouveaux antirétroviraux, permettant aux chercheurs d'envisager de possibles guérisons d'ici une dizaine d'années, des chiffres rappelés par Le Parisien ce vendredi appellent à la prudence.

Environ 1.100 Parisiens contaminés

L'épidémie continue en effet à se développer. Et notamment à Paris, ville française la plus touchée par le sida. Le nombre de victimes y est en effet cinq fois plus élevé que la moyenne nationale, selon les dernières statistiques de l'Institut de veille sanitaire (Invs). Environ 1.100 Parisiens ont ainsi découvert leur séropositivité au cours de l'année 2011. Un chiffre qui fait de la capitale la ville la plus contaminée de la région Ile-de-France, juste devant le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise.

Certains spécialistes modèrent cependant ce constat, rappelant que beaucoup de «séropositifs soignés et pris en charge par les associations et organismes de soins ici, à Paris, ne vivent pas dans la capitale, mais entrent tout de même dans ces données», détaille le quotidien.

La communauté homosexuelle plus touchée

Parmi ces personnes contaminées, 78% ont entre 25 et 49 ans, 9% ont moins de 25 ans et 13% ont 50 ans ou plus. Les femmes, quasiment toutes contaminées lors de rapports hétérosexuels, représenteraient un tiers des personnes atteintes. Quant aux hommes, la plupart (65%) ont été contaminés lors de rapports entre hommes.

Une donnée qui confirme qu'à Paris c'est bien la communauté homosexuelle qui est la plus touchée. Chaque année, la moitié des nouvelles infections la concerne en effet, comme l'avait révélé l'étude «Prévagay» conduite en 2009 par l'Invs.