«Mariage pour tous»: Les anti n'en démordent pas

LEGISLATION Les opposants au «mariage pour tous» sont venus manifester devant le Sénat, jeudi...

Romain Lescurieux

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Frigide Barjot, dans la manifestation.
Frigide Barjot, dans la manifestation. — V. WARTNER / 20 MINUTES

«Il y a deux solutions: le retrait ou le rejet de la loi», scande Frigide Barjot aux abords du jardin du Luxembourg (Paris 6e). Les opposants au «mariage pour tous» se sont rassemblés jeudi soir, non loin du Sénat, où le projet de loi était débattu. En tee-shirts bleus et roses, les manifestants n'ont toutefois pas pu se diriger vers le palais du Luxembourg comme prévu, la police ayant installé des cordons de sécurité.

«Nous reviendrons s'il le faut»

Ils n'en sont pas à leur première fois. Venus d'Ile-de-France, de Champagne-Ardenne ou encore de Bretagne, les manifestants, suivis de certains élus n'en démordent pas. «Nous reviendrons s'il le faut. Cette loi ne doit pas passer», s'exclame Jean-Pierre Thorey, maire divers droite de Fouchères, dans l'Aube. Au même moment, des jeunes installent une pancarte sur les grilles du jardin en faveur d'un référendum. «Il faut consulter le peuple», affirme Audrey, 27 ans. Même constat du côté du maire UMP de Bois-Colombes, Yves Révillon: «Lorsque l'on veut changer le fonctionnement d'un pays, il faut un référendum», déclare-t-il. «Si cette loi passe, c'est toute une génération qui sera privée de repères», ajoute son adjointe.

Dans la rue qui monte au Sénat, les CRS se préparent. Les membres de Civitas arrivent au compte-gouttes mais le pas reste assuré. «Cette loi est injuste, nous continuerons jusqu'à son retrait même si cela passe par une radicalisation», promet Alain Escada, président de Civitas.