ETA/Capbreton: L'arme du crime ne présentait pas d'empreinte utilisable

avec AFP

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L'arme qui a servi à assassiner deux gardes civils espagnols en décembre 2007 à Capbreton (Landes) ne présentait aucune empreinte utilisable, a indiqué jeudi l'avocat général devant les assises de Paris, élément qui n'avait pas été jusqu'ici versé aux débats. 

Trois membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA comparaissent pour l'assassinat de Raul Centeno Bayon (24 ans) et Fernando Trapero Blazquez (23 ans), tués chacun d'une balle dans la tête dans leur voiture de fonctions en décembre 2007.

A l'ouverture du procès, Me Jean-François Blanco, bâtonnier de Pau (Pyrénées-Atlantiques) et avocat de l'un des trois meurtriers présumés, Asier Bengoa Lopez de Armentia (37 ans), a dénoncé l'information tardive de la défense, selon lui, concernant la découverte de l'arme du crime.

Plusieurs condamnations

L'arme a été découverte en octobre 2009, mais la défense n'en a été officiellement informée que quelques semaines avant le procès. L'avocat a également demandé la remise en liberté de M. Bengoa Lopez de Armentia, incarcéré depuis près de 5 ans et demi. «Il y a manifestement un temps (de détention préventive) qui n'est pas raisonnable», a-t-il expliqué.

Les deux autres accusés du double assassinat sont Saoia Sanchez Iturregui (31 ans aujourd'hui) et Mikel Kabikoitz Carrera Sarobe (40 ans), considéré à l'époque comme le chef militaire d'ETA.

Les trois auteurs présumés sont passibles de la perpétuité. Quatre autres etarras devront répondre de faits en lien avec les assassinats, notamment Mikel Garikoitz Aspiazu Rubina, dit «Txeroki» (Cherokee), un autre ancien chef de l'appareil militaire d'ETA. «Txeroki» a déjà été condamné à plusieurs reprises en Espagne et en France, les dernières fois en 2013, à 20 ans aux assises puis huit ans en correctionnelle.