Assassinat de Sollacaro: Deux hommes en cours de défèrement à Marseille

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Deux des hommes interpellés mercredi à Ajaccio, Marseille et Paris dans l'enquête sur l'assassinat, en 2012, de l'avocat ajaccien Antoine Sollacaro sont en cours de défèrement au parquet de Marseille, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête.
Deux des hommes interpellés mercredi à Ajaccio, Marseille et Paris dans l'enquête sur l'assassinat, en 2012, de l'avocat ajaccien Antoine Sollacaro sont en cours de défèrement au parquet de Marseille, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête. — Pascal Pochard Casabianca AFP

Deux des hommes interpellés mercredi à Ajaccio, Marseille et Paris dans l'enquête sur l'assassinat, en 2012, de l'avocat ajaccien Antoine Sollacaro sont en cours de défèrement au parquet de Marseille, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête. Deux d'entre eux avaient été remis en liberté jeudi et un troisième, un CRS, vendredi. Les policiers avaient interpellé ce dernier mercredi matin à Luynes (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, mais aucune charge n'avait été retenue contre lui.

L'enquête a été confiée à la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Marseille. Les enquêteurs travaillent essentiellement sur une moto retrouvée abandonnée il y a quelques semaines près d'Ajaccio et qui aurait pu être celle du commando de tueurs de Me Sollacaro. Un véhicule identique, une BMW 1200 GS de fabrication allemande, avait été filmé par les caméras de surveillance de la station-service d'Ajaccio où l'avocat avait été tué par balles le 16 octobre 2012.

Les enquêteurs semblent certains qu'il s'agit de la moto des tueurs et qu'elle aurait pu être utilisée pour un autre assassinat, celui du président de la chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, tué par balles dans son magasin du centre d'Ajaccio le 14 novembre 2012. Des caméras de surveillance avaient également filmé la scène.

Les policiers souhaitent reconstituer le «parcours» de la moto pour tenter de remonter jusqu'aux assassins. L'engin avait été retrouvé dans un ravin à quelques dizaines de kilomètres d'Ajaccio et des empreintes ont pu y être prélevées, dont celle du CRS interpellé. Le fonctionnaire a indiqué qu'il avait pu avoir à manipuler l'engin lors d'un contrôle quand il était en service en Corse. Ses empreintes figuraient dans un fichier après avoir été prélevées pour usage de stupéfiant, mais il n'avait pas alors fait état de sa profession.