Trains bondés: La SNCF propose de travailler en décalé

TRANSPORTS Pour éviter l'engorgement aux heures de pointe, la SNCF propose aux entreprises d'adapter leurs horaires...

M.Gr.

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Aux heures de pointe dans le RER A, à la station Châtelet-Les Halles de Paris, le 11 février 2010
Aux heures de pointe dans le RER A, à la station Châtelet-Les Halles de Paris, le 11 février 2010 — VALINCO/SIPA

Et si, pour nous faire préférer le train, la SNCF faisait décaler nos horaires d'embauche? L'idée portée par l'entreprise de transport, relayée ce jeudi par Le Parisien, consisterait à proposer aux entreprises d'adapter les horaires d'embauche de leurs salariés. Le but? Désengorger les rames bondées en périodes de pointe, surtout en région parisienne, où 3 millions de Franciliens utilisent quotidiennement trains et RER archi-combles.

Pour voyager assis, il faudrait donc prendre le train pendant les heures creuses. «En Ile-de-France, les trains sont occupés à seulement 40% en moyenne. Mais pendant l’hyper-pointe du matin, on atteint 200% sur les lignes les plus tendues, explique au Parisien la directrice générale de SNCF-Transilien Bénédicte Tilloy.

Exemple rennais

L'idée, lancée il y a une dizaine de jours lors d'une réunion publique, s'inspire d’une expérimentation similaire réalisée à Rennes. Et si cette piste semble remporter les suffrages au sein de l'entreprise de transport, reste maintenant à convaincre les entreprises de jouer le jeu. Pour y parvenir, la direction du Transilien doit rencontrer, la semaine prochaine, les représentants parisiens du patronat.

La question d'une incitation financière, pour les entreprises qui joueraient le jeu, est également en réflexion. Et même si le débat risque d'être délicat, la SNCF y croit: «Il suffit qu’une minorité de salariés observe des horaires décalés pour que l’ensemble du réseau fonctionne mieux», assure l'entreprise.

Et histoire de donner le bon exemple, le transporteur a prévu de s'appliquer à lui-même ses préconisations. Ce sera chose faite dès septembre, à l'occasion du déménagement de leur siège à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).