Otages français: Al-Qaida affirme à nouveau avoir exécuté Philippe Verdon, et menace les autres

MENACES Aqmi ne peut «garantir» leur survie, selon une agence de presse mautitanienne...

Avec Reuters

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Les otages français Serge Lazarevic et Philippe Verdon sur une photo rendue publique par Al-Andalus, la branche médiatique d'Aqmi, le 9 décembre 2011.
Les otages français Serge Lazarevic et Philippe Verdon sur une photo rendue publique par Al-Andalus, la branche médiatique d'Aqmi, le 9 décembre 2011. — HO / AGENCE NOUAKCHOTT INFORMATIONS / AFP

Aqmi persiste, signe, et va plus loin. Al-Qaida au Maghreb islamique a une nouvelle fois affirmé avoir tué ce mois-ci Philippe Verdon, l'un des otages français entre ses mains depuis fin 2011, ajoutant ne pouvoir garantir la survie des autres Français qu'il détient, a rapporté samedi l'agence de presse mauritanienne ANI (Agence Nouakchott d'Information).

«Nous ne pouvons garantir leur survie»

Aqmi avait déjà annoncé le 20 mars avoir tué dix jours auparavant, en représailles à l'intervention militaire française au Mali, Philippe Verdon présenté comme un «espion». «Tous les autres otages sont en vie», précise le groupe dans un communiqué apparemment adressé au peuple français, «mais nous ne pouvons garantir leur survie en raison des attaques menées par votre armée contre les bases des moudjahidine».

Philippe Verdon, un géologue, a été enlevé dans la nuit du 24 novembre 2011 à Hombori dans le nord du Mali en même temps que son collègue Serge Lazarevic. Les autorités françaises ont déclaré ne pas être en mesure de confirmer son décès. Quatorze autre otages français sont détenus en Afrique de l'Ouest, dont sept sont retenus prisonniers au Sahel par Aqmi et les groupes qui lui sont affiliés.