Al-Qaïda: L'Algérien Djamel Okacha remplace Abou Zeïd

TERRORISME Celui qui était l'un des chefs d'AQMI a été tué fin février par les forces françaises au Nord du Mali...

Avec Reuters

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Image tirée d'une vidéo publiée le 25 décembre 2012 par Sahara Media, montrant l'émir d'Aqmi, Abdelhamid Abou Zeid. Le djihadiste aurait été tué par les forces français dans l'extrême Nord du Mali, a indiqué la télévision algérienne Ennahar TV le 28 février 2013.
Image tirée d'une vidéo publiée le 25 décembre 2012 par Sahara Media, montrant l'émir d'Aqmi, Abdelhamid Abou Zeid. Le djihadiste aurait été tué par les forces français dans l'extrême Nord du Mali, a indiqué la télévision algérienne Ennahar TV le 28 février 2013. — AFP PHOTO / SAHARA MEDIA

L'Algérien Djamel Okacha a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd à la tête de la brigade d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) que dirigeait son compatriote jusqu'à sa mort, à la fin du mois dernier, dans le nord du Mali, rapporte ce dimanche la chaîne de télévision algérienne Ennahar.

Agé de 34 ans, Djamel Okacha, aussi connu sous le nom de Yahia Abou El Hamam, a rejoint le Nord-Mali en 2004, a déclaré à Reuters une source proche des services de sécurité. Sa présence est également signalée parmi le commando ayant attaqué une caserne militaire en 2005 en Mauritanie. Il serait aussi impliqué dans l'assassinat en 2009, toujours en Mauritanie, de l'Américain Christopher Legget, qui travaillait pour une ONG, précise-t-on de même source.

Une mort symbolique

Okacha succède à Abou Zeïd, dont la mort, annoncée le 1er mars par le président tchadien Idriss Déby, a été confirmée samedi par les autorités françaises. «Cette disparition de l'un des principaux chefs d'Aqmi marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel», a ajouté la présidence française.

On attribuait à Abou Zeïd l'enlèvement d'une vingtaine d'occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars de rançon à Aqmi. Il était notamment jugé responsable de la mort de plusieurs otages étrangers au Sahel ces dernières années, notamment celle du Français Michel Germaneau en 2010.