La rentrée scolaire se fera en rythmes dispersés

ECOLE Chaque commune décidera de l'organisation des rythmes à l'école...

avec AFP

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La prochaine rentrée scolaire se fera en rythmes dispersés: Lille attendra 2014 pour adopter la semaine de 4,5 jours, Paris doit officialiser lundi le choix de 2013. Le débat sur les rythmes a largement éclipsé le projet de loi sur l'école, adopté mardi à l'Assemblée.
La prochaine rentrée scolaire se fera en rythmes dispersés: Lille attendra 2014 pour adopter la semaine de 4,5 jours, Paris doit officialiser lundi le choix de 2013. Le débat sur les rythmes a largement éclipsé le projet de loi sur l'école, adopté mardi à l'Assemblée. — Philippe Huguen AFP

Place à la diversité pour la prochaine rentrée scolaire. Lille attendra 2014 pour adopter la semaine de 4,5 jours, Paris doit officialiser lundi le choix de 2013. Le débat sur les rythmes a largement éclipsé le projet de loi sur l'école, adopté mardi à l'Assemblée.

La semaine de 4,5 jours, abandonnée par la droite en 2008, était une promesse de campagne de François Hollande. Depuis, Vincent Peillon martèle qu'elle s'appuie sur un consensus: les écoliers français ont une année trop courte et des journées trop longues, au détriment de leur concentration et de leurs résultats. Un constat déjà dressé par une «conférence sur les rythmes» organisée par le précédent gouvernement.

Coût de la réforme

Les modalités d'application, elles, font débat: cours le mercredi ou le samedi matin, quand placer les trois heures hebdomadaires d'activités péri-éducatives, quid du contenu, des locaux, des animateurs formés, a fortiori en zone rurale...

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a demandé un report à 2014 pour que la réforme ne soit pas «bricolée», tandis que la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, milite pour son application immédiate, dans l'intérêt des élèves.

Choix des communes

Les élus s'inquiètent du coût de la réforme, qui affecte les transports scolaires, la cantine, et leur confie les activités péri-éducatives: 600 millions d'euros, calcule l'Association des maires de France (AMF). François Hollande lâche du lest: possibilité d'un report à 2014, création d'un fonds incitatif de 250 millions d'euros.

D'ici le 31 mars, les 24.000 communes qui ont au moins une école devront avoir décidé si elles se lancent en 2013 ou 2014. Parmi les villes les plus symboliques, Lille attendra 2014 et penche pour le samedi matin. Ce sera 2013 pour les 137.000 écoliers parisiens, a promis Bertrand Delanoë, fort d'un accord avec les élus écologistes de la capitale.