Affaire Bettencourt: Nicolas Sarkozy confronté au majordome

ENQUÊTE our vérifier combien de fois Nicolas Sarkozy a été chez l'héritière de L'Oréal...

M.P. avec AFP

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Nicolas Sarkozy, le 26 novembre 2012
Nicolas Sarkozy, le 26 novembre 2012 — Benoit Tessier/Reuters

Une confrontation a eu lieu ce jeudi entre Nicolas Sarkozy et le majordome de Liliane Bettencourt au Palais de justice de Bordeaux dans le cadre de l'affaire Bettencourt, selon des sources proches du dossier.

Ces mêmes sources expliquent que cette confrontation vise à vérifier combien de fois l'ex-chef de l'Etat a pu se rendre au domicile de l'héritière de L'Oréal pendant sa campagne présidentielle de 2007 et s'il l'a rencontrée à cette occasion. Par ailleurs, d'autres confrontations avec d'anciens membres du personnel de la milliardaire pourraient avoir lieu ce jeudi.

Statut de témoin assisté

La justice s'interroge sur un éventuel financement illicite de la campagne du candidat de l'UMP en 2007. Entendu en novembre 2012 par le juge Gentil, pour la première fois depuis que l'affaire a débuté en 2010, Nicolas Sarkozy est ressorti du bureau du juge avec le statut de témoin assisté dans le cadre de ce volet de l'affaire Bettencourt. Ce qui avait été vécu comme «une victoire» par l'ex-président et son avocat, Me Thierry Herzog. «J'allais presque dire que c'est déjà, je l'espère, une affaire qui n'existait pas et qui n'existe plus. En tous les cas, c'est la fin judiciairement des soupçons, des mises en cause dans la presse qui n'avaient aucun fondement», avait-il notamment déclaré alors que les médias avaient aupravant évoqué la possibilité d'une mise en examen. 

Différents témoins l'accusent

Le majordome de Lilianne Bettencourt a par affirmé devant la justice que Nicolas Sarkozy était venu chez Lilianne Bettencourt juste avant la présidentielle de 2007. L'ex-comptable, Claire Thibout, avait par ailleurs affirmé que de l'argent avait été remis à l'époque à Eric Woerth, qui était trésorier de l'UMP.

Nicolas Sarkozy a toujours nié avoir reçu un seul centime de la famille Bettencourt. Il admet l'existence de cette visite mais a expliqué dans les médias qu'il s'agissait d'un simple déplacement de courtoisie. Il estime que la validation de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel prouve qu'ils étaient exempts de reproches.