Un vœu pour améliorer les conditions de travail des salariés d’Autolib’

William Molinié

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Des Autolib à Paris, dans le 15e arrondissement, le 4 décembre 2012.
Des Autolib à Paris, dans le 15e arrondissement, le 4 décembre 2012. — V. WARTNER / 20 MINUTES

«Les salariés d’Autolib’ sont la cinquième roue du carrosse.» Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, va présenter à la prochaine séance des 25 et 26 mars un vœu relatif «aux conditions de travail des salariés d’Autolib’». Le texte, que 20 Minutes a consulté, demande notamment à la Mairie de Paris de «s’assurer que les conditions de travail des 230 ambassadeurs [personnel chargé d’aider le public] se déroulent dans le respect du code du travail».

L’élu communiste avait fait la même démarche en 2008, quand une centaine de salariés de Vélib’ avaient débrayé à cause de leurs conditions de travail. «JCDecaux [chargé de l’entretien et de la réparation des vélos] avait fini par s’en préoccuper. Il faut que la Ville de Paris mette la pression sur la direction de Bolloré [l’exploitant]. L'Hôtel de ville a son mot à dire», assure l’élu.

«Mal équipés» face au froid ?

Quels sont les motifs de cet agacement? «L’absence de vestiaire mis à disposition des salariés», «de dispositif exceptionnel pour le personnel en cas de période de grand froid», et le nombre d’ambassadeurs qui est «passé de 400 à 230 entre août 2011 et mars 2013», détaille le vœu.

«Des salariés se changent dans la rue, en se cachant parfois dans les fourrés, avant de prendre leur service», s’agace un délégué syndical, qui réclame l’anonymat. Il estime que les employés sont «mal équipés» face au froid.

Les «bulles d’accueil» pas aux normes

En février 2012, l’inspection du travail a estimé que «les bulles d’accueil» n’étaient pas conformes au droit du travail. Les ambassadeurs, vêtus aux couleurs d’Autolib’, se sont donc vus interdire l’accès prolongé, même en cas d’intempéries. «Elles ne sont pas aux normes. Du coup, on se retrouve dans la rue, quel que soit le temps qu’il fait», regrette ce syndicaliste.

Contactée par 20 Minutes, la direction de la communication d’Autolib’ assure que les employés «sont bien équipés», même «face au froid», se dit «à l’écoute» et «très attachée aux conditions de travail» de ses salariés. «C’est important pour nous qu’ils se sentent bien, vis-à-vis des usagers. On préfère dépenser plus d’argent, plutôt que d’être radins et qu’ils fassent mal leur travail», assure-t-on.