Baby-Loup: «Le principe de laïcité ne doit pas s’arrêter à la porte des crèches», estime le gouvernement

avec AFP

— 

La porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, le 9 janvier 2013, à Paris.
La porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, le 9 janvier 2013, à Paris. — B.LANGLOIS / AFP

Le gouvernement n’est pas satisfait de la décision rendue mardi par la cour de Cassation, la plus haute juridiction française, dans l’affaire de la crèche Baby-Loup. Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, l’a dit dès mardi, estimant que cette décision était une «mise en cause de la laïcité». Ce mercredi, Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, s’est montrée moins directe, assurant que «nous ne commentons pas la décision de la cour de Cassation», mais ajoutant toutefois: «nous sommes très attachés au principe de laïcité et ce principe ne doit pas s’arrêter à la porte des crèches».  

La cour de Cassation a cassé mardi un arrêt de la cour d’appel de Versailles (Yvelines) d’octobre 2011 qui donnait raison aux responsables de la crèche Baby-Loup qui avaient licencié une salariée qui portait le voile.

Najat Vallaud-Belkacem, par ailleurs ministre des Droit des Femmes, a par ailleurs ajouté que le gouvernement pourrait légiférer sur ce sujet. «S’il y a nécessité de préciser les choses par la loi, nous ne l’excluons pas», a-t-elle ajouté.