L'attaque du RER D remet le problème de la sécurité sur les rails

FAITS DIVERS Samedi, un RER a été pris d'assaut en gare de Grigny par une vingtaine de personnes...

William Molinié

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L'attaque s'est déroulée dans une rame.
L'attaque s'est déroulée dans une rame. — V. WARTNER / 20 MINUTES

L'attaque a été, au vu des témoignages, très bien organisée. Il aura suffi d'une dizaine de minutes à la vingtaine d'agresseurs pour détrousser les passagers d'une rame d'un RER D au niveau de Grigny-Centre (Essonne), samedi. Si bien que certains observateurs y ont vu «un retour des attaques de diligence», façon XXIe siècle.

L'UMP veut plus de vidéosurveillance

Ce type d'agression n'est pourtant pas nouveau en France –en février, un TGV avait été attaqué à Marseille, comme en 2006 sur un train Nice-Lyon. Mais dans la région parisienne, ce mode opératoire détonne. «Généralement, c'étaient surtout des équipes de quatre ou cinq qui rackettaient les voyageurs sur leurs trajets», détaille un syndicaliste policier.

«Leur nombre, une vingtaine, fait peur», poursuit-il. Cette agression «marque le franchissement d'un nouveau cap dans les méthodes pratiquées par les bandes», estime Valérie Pécresse, présidente de l'UMP au conseil régional. Son entourage insiste sur la vidéosurveillance. «Elle doit être exploitée en temps réel par la police. Il faut aussi plus d'agents de sécurité.» Les bandes enregistrées samedi vont servir à l'enquête. Six victimes ont déposé plainte.