Prise d'otage à Marseille: «Il n'y a pas de motif crapuleux», selon le procureur-adjoint

FAITS DIVERS La dentiste prise en otage et le forcené sont morts...

C.C. et W.M. avec A.R. sur place

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Des policiers lors de la prise d'otages d'un cabinet dentaire, dans le 6e arrondissement de Marseille, le 19 mars 2013
Des policiers lors de la prise d'otages d'un cabinet dentaire, dans le 6e arrondissement de Marseille, le 19 mars 2013 — PATRICE MAGNIEN/20 MINUTES

La prise d'otages dans un cabinet dentaire du 6e arrondissement de Marseille s'est terminée de manière sanglante ce mardi matin. Deux personnes sont décédées, selon notre journaliste sur place. Il s'agit du forcené, âgé de 71 ans et habitué du cabinet, et d'une dentiste âgée d'une cinquantaine d'années. Le préfet de police et le procureur ont déclaré que le preneur d'otages avait été tué par le GIPN, en situation de légitime défense, lors de son intervention. 

La prise d'otages a eu lieu vers 10h30 au rez-de-chaussée de la Tour Méditerranée et huit coups de feu ont été tirés une heure plus tard par l'homme qui avait sur lui un pistolet et un revolver. «Il a fait évacuer le patient qui était en train d'être traité et l'assistante dentaire. Il a ouvert le feu sur le chirurgien dentiste qui est vraisemblablement décédée aussitôt», a déclaré le procureur-adjoint Christophe Barret, cité par Reuters.

Les autres personnes qui se trouvaient dans le cabinet ont réussi à s'enfuir. Le mobile du meurtre pourrait être lié à un litige avec la dentiste. «Il n'y a pas de motif crapuleux dans cette affaire», a précisé Christophe Barret. D'après Le Figaro, le forcené avait déjà commis un meurtre en 1979 à l'encontre d'un placier de marché, une information confirmée à 20 Minutes par une source policière. 

Intervention du GIPN 

L'immeuble a été évacué par le GIPN qui est intervenu en fin de matinée. Une trentaine de personnes se trouvaient devant les lieux, dont certaines très choquées. «J'étais à l'intérieur, on m'a evacué. J'ai entendu la secrétaire dire à un homme de sortir, que ce n'était pas son tour et il y a eu des coups de feu», a raconté à 20 Minutes Gisèle, une patiente.

La police a indiqué aux personnes évacuées qu'elles pouvaient rentrer chez elles et qu'une cellule psychologique avait été mise à leur disposition. Le préfet de police a évoqué un incident «dramatique».