Contrôler la contamination du sida, un défi pour les médecins

SANTÉ es recherches médicales continuent sur des personnes nouvellement contaminées par le virus du sida...

A.-L.B.

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Un scientifique travaille sur un programme de recherche, pour tenter d'établir un vaccin contre le Sida, à Strasbourg le 4 novembre 2003
Un scientifique travaille sur un programme de recherche, pour tenter d'établir un vaccin contre le Sida, à Strasbourg le 4 novembre 2003 — CHRISTIAN LUTZ/AP/SIPA

Comprendre: c’est le défi de la médecine qui étudie de près 14 personnes atteintes du virus du sida, mais dont le VIH est «contrôlé» dans leur organisme, sept années après l’arrêt de leur traitement antirétroviral, rapporte ce vendredi Le Point, citant une étude publiée dans PloS Pathogens.

Alors que pour la quasi-totalité des personnes contaminées par ce virus, -qui se «cache» très rapidement dans certaines cellules du corps, «ressortant» très vite en cas d’arrêt du traitement des antirétroviraux- certains individus traités dès les premières semaines de la contamination «contrôlent» leur VIH, sans traitement.

Les 14 patients d’un groupe suivi par l’Agence nationale de recherche sur le sida ont été diagnostiqués contaminés dans les 10 semaines après l'infection. Ils ont immédiatement pris une thérapie antirétrovirale pendant une durée moyenne de trois ans avant d'arrêter toute prise d'antirétroviraux, souligne le site. Et chez ces personnes, l’infection a été limitée.

Prise des antrirétroviraux précoce

«Le traitement précoce a probablement limité l'extension des réservoirs viraux et a préservé les réponses immunitaires. Cette combinaison a certainement pu favoriser le contrôle de l'infection après l'arrêt du traitement», détaille le professeur Christine Rouzioux, l’un des médecins qui coordonne cette étude, cité par l’hebdo.

Ce résultat révèle que plus la prise d’antirétroviraux intervient rapidement après la contamination, plus les patients peuvent contrôler leur infection, sans prise de médicaments. Cette étude fait écho à la nouvelle, il y a quelques jours, d’un bébé né contaminé qui a «guéri» du sida.