Intempéries: Les urgences débordées à Paris a cause du verglas

SANTÉ e nombreux Parisiens ont glissé mercredi matin sur la chaussée...

Jérôme Comin

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Le 13 mars 2013, au lendemain de fortes chutes de neige à Paris.
Le 13 mars 2013, au lendemain de fortes chutes de neige à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Attention, terrain glissant. Les conditions climatiques exceptionnelles qui ont touché la capitale mercredi matin n'ont pas uniquement perturbé les transports en commun. Avec le verglas qui s'est formé sur la chaussée, de nombreux Parisiens ont été victimes de chutes sur le macadam. A l'image de Justine, jeune maman de 35 ans qui a glissé avec son enfant dans les bras alors qu'elle se rendait à la crèche. «Heureusement, j'ai réussi a me rattraper à temps. Mais la personne derrière moi a eu moins de chance et je l'ai vue se relever en larmes.»

Fractures de la cheville ou du poignet

Ces chutes en série ont en effet multiplié les contusions et les fractures à tel point que les urgences de Paris se sont vite vu débordées. Comme Lariboisiere (10e) ou à la Pitié-Salpétrière (13e) où l'on reconnaît que les urgences ont accueilli «beaucoup plus de monde que d'habitude. Le nombre de patients a quasiment triplé dans la matinée.»

Au programme: souvent des fractures de chevilles ou de poignets mais aussi du fémur et du coude. Pour Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), si ce genre d'affluence est traditionnelle en hiver lors des périodes de verglas, le fait que les hôpitaux parisiens aient été débordés «prouve surtout que nous sommes en sous-effectif permanent. Nous, on fait notre travail. Mais le gouvernement n'assure pas le sien de son côté.»

En revanche, il estime que le pic de victimes de fractures ne devrait pas se reproduire jeudi matin malgré des conditions climatiques similaires «car ceux qui devaient tomber l'ont déjà fait. Celle qui est sortie en talon aiguille mercredi matin ne reproduira pas la même erreur jeudi.»

Mais les Franciliens n'ont pas fini pour autant de souffrir car, comme l'explique le docteur Hindamian, médecin généraliste à Gentilly (Val-de-Marne) «avec de tels écarts de températures entre dimanche et mardi, les organismes sont soumis à rude épreuve. On risque connaître une nouvelle vague de grippe, rhume et autre gastro-entérite...»