Affaire Bettencourt: Florence Woerth réclame un million d’euros devant les prud’hommes

Vincent Vantighem

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Florence Woerth, l'épouse d'Eric Woerth, lors du défilé du 14 juillet, en 2010, à Paris.
Florence Woerth, l'épouse d'Eric Woerth, lors du défilé du 14 juillet, en 2010, à Paris. — T.ORBAN / SIPA

«Mon préjudice, il est là», a-t-elle simplement indiqué en pointant les caméras et les appareils photos des journalistes qui s’étaient déplacés lors de la première audience. Florence Woerth, l’épouse de l’ancien ministre du Budget, est convoquée, ce jeudi, devant le conseil des prud’hommes de Nanterre (Hauts-de-Seine), où elle demande réparation pour sa «démission provoquée» de la société Clymène, chargée en 2010 de faire fructifier les avoirs de Liliane Bettencourt, l’héritière de L’Oréal.

«Elle n’a pas eu d’autre choix»

 Spécialiste de la finance, Florence Woerth s’est retrouvée coincée malgré elle dans une affaire de conflit d’intérêts présumé entre, d’une part, ses fonctions chez Clymène et, d’autre part, celles de son époux alors ministre du Budget soupçonné d’avoir facilité un financement politique illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy. «Mise à l’écart par son employeur, puis jetée en pâture lors des révélations des écoutes clandestines, elle n’a pas eu d’autre choix que de démissionner fin juin 2010», avait confié Florence Laussucq-Caston, son avocate.

«Le nom de Woerth lui ferme les portes»

 En conséquence, Florence Woerth réclame, aujourd’hui, près d’un million d’euros pour «démission provoquée» dont 529.000 pour «rupture abusive de contrat», demandant une requalification des faits en «licenciement sans cause réelle et sérieuse». «Aujourd’hui, il est clair que dans le milieu de la finance, le nom de Woerth lui ferme toutes les portes», conclut son avocate. Reprise un temps par François Meyers-Bettencourt, la fille de Liliane, la société Clymène a, depuis, été radiée du registre du tribunal de commerce.