Guérini mis en examen pour détournement de fonds publics

BOUCHES-DU-RHONE Le président du conseil général a été entendu dans une affaire de licenciement abusif présumé...

M.Gr. avec AFP

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Jean-Noël Guérini vote lors du premier tour des primaires socialistes à Marseille, le 9 octobre 2011.
Jean-Noël Guérini vote lors du premier tour des primaires socialistes à Marseille, le 9 octobre 2011. — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône a été mis en examen ce mardi. Le sénateur des Bouches-du-Rhône, qui devait être entendu dans la matinée, a été mis en examen pour détournement de fonds publics dans une affaire de licenciement abusif présumé, concernant un ancien membre de son cabinet.

Jean-Noël Guérini était arrivé, ce mardi matin au palais de justice de Marseille, afin d'être reçu par un juge dans une affaire de licenciement abusif présumé concernant un ancien membre de son cabinet, a constaté un journaliste de l'AFP. «J'ai été mis en examen», a-t-il déclaré à sa sortie du bureau du juge, s'estimant «présumé coupable».

Neuf années au cabinet de Jean-Noël Guérini

De son côté, Jean-David Ciot, ancien membre de son cabinet au conseil général, devenu député en juin 2012 et actuel premier secrétaire de la fédération socialiste du département, doit être quant à lui entendu dans l'après-midi.

Ces convocations interviennaient dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X pour détournement de fonds publics, touchant aux indemnités touchées par Jean-David Ciot au printemps 2011 lors de son licenciement après neuf années passées au cabinet de Jean-Noël Guérini.

Démission arrangée

La justice soupçonne derrière ce licenciement transactionnel une démission arrangée, destinée notamment à permettre à Jean-David Ciot de se présenter aux élections législatives en juin 2012, à l'issue desquelles il a été élu député d'une circonscription d'Aix-en-Provence.

L'intéressé nie toute malversation, expliquant son licenciement par le rapport de la commission Richard sur la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, qui interdisait d'y exercer des fonctions de cadre à un salarié de collectivité territoriale. Ce rapport a cependant été entériné en juillet 2011, soit après son licenciement.

A la demande du même juge d'instruction, Charles Duchaine, Jean-Noël Guérini doit par ailleurs être entendu prochainement par les gendarmes de la section de recherches de Marseille, sous le régime de la garde à vue, dans le cadre d'un autre dossier, connexe à celui dans lequel il a déjà été mis en examen en septembre 2011, après son frère Alexandre, notamment pour association de malfaiteurs.