Accident de montgolfière en Egypte: Les règles de sécurité en France sont plus nombreuses

I.R.

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Deux Français sont morts ce mardi dans un accident de montgolfière à Louxor, en Egypte. Faisant suite à plusieurs incidents ces dernières années, cette explosion pose la question de la sécurité sur les montgolfières.

Benoît Siméons, pilote professionnel et gérant de la société Montgolfiere.be, interrogé par L’Avenir, n’est pas surpris par la catastrophe. «S’il est difficile de se prononcer pour le moment car on ne connaît pas les détails de l’incident, on peut affirmer une chose : leurs standards de qualité et de sécurité ne sont pas les mêmes que les nôtres.»

En France, avant tout transport de voyageur, une société de montgolfière doit obtenir un agrément de la direction générale de l’aviation civile. Matériel, brevet des pilotes, tout est vérifié avant l’obtention du précieux sésame.

Et les contrôles continuent ensuite. «Les aéronefs sont tous contrôlés, un par un, chaque année», explique à 20 Minutes Alexis Bejat, patron d’Air Petit Prince, société basé dans l’Ain qui transporte environ 1.000 passagers par an. Bouteilles de gaz, câbles, tissu, chaque élément est vérifié de façon «poussée» pour ne rien laisser passer.

«Nous faisons du transport de voyageurs», ajoute Alexis Bejat donc sa société est soumise à des contrôles «comme pour un hélicoptère ou un avion».

Le patron a aussi sa «check-list» avant chaque décollage. «A chaque gonflement, on a le temps de tout vérifier.»

Grâce à cette sévérité, les accidents mortels en France sont rares. Mais pas inexistants. En mai 2012, deux personnes étaient mortes dans l’Aisne après qu’une montgolfière a touché une ligne à haute tension.