Belgique: Marc Dutroux ne sortira pas de prison

JUSTICE La demande de liberté conditionnelle du pédophile meurtrier a été refusée par la justice belge...

M.P. avec agences

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Le pédophile belge, Marc Dutroux, le 4 février 2013 au palais de justice de Bruxelles (Belgique).
Le pédophile belge, Marc Dutroux, le 4 février 2013 au palais de justice de Bruxelles (Belgique). — F.LENOIR / REUTERS

Sans surprise, la justice belge a refusé ce lundi la remise en liberté conditionnelle à Marc Dutroux.  Il ne pourra pas, comme il l'avait sollicité, continuer à purger sa peine à l'extérieur sous la surveillance d'un bracelet électronique, ni même bénéficier du principe de «sortie temporaire».

Dans son arrêt,  la présidente du Tribunal d'application des peines (TAP) de Bruxelles, Magali Clavie a détaillé pour la première fois le déroulement de l'audience à huis clos du 4 février dernier, au cours de laquelle Dutroux avait fait sa demande. Il avait admis ne pas avoir de plan de réinsertion «concret et finalisé» à proposer, notamment en raison de l'absence de lieu d'hébergement. D'où sa demande de bénéficier du «droit de sortir de prison pour rechercher un logement public et préparer sa réinsertion», a  expliqué la mangistrate.

«C'est un récidiviste», selon sa mère

Cette absence de point de chute crédible «suffit» à rejeter ses deux demandes, a précisé la présidente du TAP, qui n'a dès lors pas examiné les autres obstacles éventuels à une remise en liberté sous surveillance électronique, a-t-elle expliqué.

La mère de Marc Dutroux s'est elle-même prononcée contre cette remise en liberté, estimant qu'il récidivera. «Je suis certaine qu'il va recommencer. Il n'a aucun sens des réalités. C'est un récidiviste», a-t-elle déclaré au Soir.

Condamné pour le meurtre de quatre filles

Marc Dutroux est condamné à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement et le viol de six jeunes filles et le meurtre de quatre d'entre elles dans les années 1990. Il a demandé sa mise en liberté conditionnelle début février devant le tribunal d'application des peines de Bruxelles.

Selon le droit belge, un criminel peut demander sa libération après avoir purgé un tiers de sa peine, ou après 15 années pour le cas des condamnés à perpétuité. Marc Dutroux a été condamné en 2004 mais arrêté en 1996. Il a également purgé deux années supplémentaires dans le cadre d'une autre affaire.