Maternité de Port-Royal: Une femme porte plainte à son tour après la mort de son bébé en 2011

SANTE «Tout est à la chaîne» dans la maternité, déplore la jeune femme de 32 ans...

E.O.

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La maternité de Port-Royal, à Paris, le 4 février 2013.
La maternité de Port-Royal, à Paris, le 4 février 2013. — V. WARTNER/ 20 Minutes

Une femme qui a perdu son bébé in utero à la maternité de Port-Royal en novembre 2011 a décidé de porter plainte pour homicide involontaire, indique Libération ce lundi. C’est après avoir appris la mort d’un nourrisson, jeudi, dans ce même établissement que la jeune femme de 32 ans a décidé de révéler l’affaire. «Il ne faut plus laisser passer de pareilles choses», raconte-t-elle au quotidien.

Après un premier accouchement difficile en 2006, Yamina G. était suivie dans cette maternité de niveau 3. Le jour de la naissance programmée de son deuxième enfant, elle s’est rendue dans l’établissement, angoissée, demandant qu’on lui pratique une césarienne. Les examens étant bons, l’intervention est programmée quatre jours plus tard mais Yamina, prise de contractions, doit revenir dès le lendemain.

«Vingt-cinq minutes avant de constater que le coeur était arrêté»

Placée sous monitoring, elle assure s’être rendu compte que le rythme cardiaque de son enfant a diminué, avant de devenir totalement imperceptible. «On m’a dit que l’appareil avait dû perdre le battement parce que j’avais de la graisse sur le ventre. Ils ont mis vingt-cinq minutes avant de constater que le cœur était effectivement arrêté», relate-t-elle. «J’ai réalisé plus tard qu’on aurait peut-être pu sauver mon fils si des décisions plus rapides, comme une césarienne, avaient été prises», indique encore Yamina.

La femme ne met pas en cause le manque de place dans la maternité, contrairement à l’affaire révélée ce week-end, mais déplore le «manque d'attention» accordée aux futures mères. Yamina dit avoir eu «l'impression que tout le monde était débordé, ça courait dans tous les sens. Tout est à la chaîne».