Disparition de Ludivine: Les recherches continuent à Pernant

FAIT DIVERS Disparue depuis mardi soir, l'adolescente n'a pas donné signe de vie...

William Molinié

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Ludivine, 17 ans, a disparu le 29 janvier 2013, à Pernant, dans l'Aisne.
Ludivine, 17 ans, a disparu le 29 janvier 2013, à Pernant, dans l'Aisne. — DR.

De notre envoyé spécial à Soissons (Aisne)

Le petit village de Pernant (Aisne), encaissé entre deux flancs de collines, voit défiler depuis mercredi les voitures de gendarmerie. «C’est absurde. Je prie pour qu’elle ait simplement fugué et qu’on va la revoir vivante», lâche un riverain. Ludivine, 17 ans, n’a pas donné signe de vie depuis mardi soir, vers 20h30. Elle aurait dit à ses parents qu’elle passait la nuit chez son petit ami, chez qui elle avait l’habitude d’aller, à une centaine de mètres de son domicile.

Mais ce n’est que le lendemain matin, mercredi, que ses parents se sont inquiétés de ne pas la voir rentrer, prévenant alors les gendarmes. Battues, inspections de grottes, cours d’eau… Plusieurs chiens ont été mis à contribution jeudi pour tenter de retrouver l’adolescente. Un des chiens a marqué l’arrêt sur plusieurs centaines de mètres, avant de perdre la trace du passage de la jeune fille sur une route, plus haut, dans le village.

Fugue, suicide, enlèvement?

«La disparition est inquiétante. Car rien ne laissait présager qu’elle pourrait disparaître mardi soir», précise à 20 Minutes Jean-Baptiste Bladier, le procureur de la République de Soissons, indiquant qu’elle «entretenait de bons rapports avec ses parents». Son téléphone portable est éteint depuis le soir de sa disparition. Et fait troublant, les dernières pages de son profil Facebook ont été effacées, a annoncé le procureur, sans plus de précision. Fugue, suicide ou enlèvement. Ce sont les trois pistes principales explorées.

Son petit ami, chez qui Ludivine aurait indiqué passer la nuit avant de disparaître, a été entendu par les gendarmes. Ces derniers ne font «aucun commentaire» sur ce qu’il leur a déclaré. Etait-il au courant qu’elle devait dormir chez lui? A priori, non. Car si cela avait été le cas, pourquoi n’aurait-il pas prévenu les parents de Ludivine en la voyant tarder à arriver? Les auditions se sont poursuivies jeudi. «Des vérifications dans les hôpitaux et dans les hôtels du secteur» ont aussi été menées, précise Bernard Lambert, responsable de la communication de la gendarmerie de la région.

Solidarité des amis de Ludivine

Plusieurs connaissances de Ludivine se sont rassemblées devant le domicile des parents, à l’entrée du village. «Nous partons explorer nous aussi les chemins dans la forêt, les pistes de chasse. Pour l’instant, on n’a rien trouvé», confie l’un d’entre eux. En quads, scooters ou à pieds, la solidarité s’organise à Pernant.

«Attention, cela est contre-productif», prévient le procureur de la République. «Si nous avons besoin des habitants, nous ferons appel à eux mais de façon encadrée. Comprenez que plus vous marchez et passez dans les chemins, plus vous brouillez les pistes pour les chiens», précise-t-il. Environ 25 gendarmes sont mobilisés de façon permanente sur ce dossier. Ils bénéficient aussi du renfort d’un hélicoptère.