Meurtre d'une joggeuse à Nîmes: Le Britannique mis en examen pour «meurtre aggravé» et écroué

JUSTICE L'homme a été confondu par son ADN, prélevé sur des objets trouvés à proximité du corps de la victime, mais n'a pas livré d'aveux circonstanciés...

© 2013 AFP

— 

Le suspect britannique dans le meurtre d'une joggeuse arrive au tribunal de Nîmes le 30 janvier 2013.
 
Le suspect britannique dans le meurtre d'une joggeuse arrive au tribunal de Nîmes le 30 janvier 2013.   — AFP PHOTO / BORIS HORVAT

Le Britannique soupçonné d'être l'auteur du meurtre de la joggeuse retrouvée morte à Nîmes le 23 janvier a été mis en examen pour «meurtre aggravé» et écroué, a annoncé ce mercredi le procureur de la République à Nîmes, Stéphane Bertrand. L'hypothèse retenue est celle d'une agression sexuelle qui a mal tourné, a expliqué le magistrat au cours d'une conférence de presse, précisant que le suspect, âgé de 32 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le visage dissimulé sous un pull, le suspect a été transféré de Montpellier, où il était interrogé, à Nîmes peu avant 14h30 pour être présenté au juge, qui l'a mis en examen. Un mandat de dépôt a ensuite être requis à son encontre. Ce tapissier au chômage, originaire de Chatam dans le Kent (sud-est de la Grande-Bretagne), habitait à quelque 300m du chemin où a été retrouvé le corps de la victime. Il a été confondu par son ADN, prélevé sur des objets trouvés à proximité du corps.

Pas d'aveux circonstanciés

En garde à vue pendant près de 48 heures, l'homme, inconnu de la justice jusque-là, n'a pas livré d'aveux circonstanciés, tout en restant évasif sur son emploi du temps le jour du meurtre, a indiqué une source proche de l'enquête. Selon cette source, le suspect a juste reconnu avoir vu «la fille». Selon les constatations des enquêteurs, il a d'ailleurs pu repérer la victime de chez lui, la scène du crime ne se trouvant qu'à une centaine de mètres à vol d'oiseau de la maison où il réside avec sa mère, et étant parfaitement visible de la terrasse de leur résidence.

Cependant, cette éventualité -qui a été longuement étudiée car elle sous-entend la préméditation-, n'a pu être établie avec certitude. «Il est possible aussi qu'il se soit attaqué à la première cible possible», a ajouté une source proche de l'enquête. L'homme a été interpellé lundi après avoir été signalé par des témoins pour sa ressemblance avec le portrait-robot établi par la PJ de Montpellier.

Des traces de griffures pour lesquelles il n'a pas donné d'explications satisfaisantes aux policiers ont été trouvées sur ses mains. Le médecin légiste avait relevé que l'agresseur s'était blessé dans les ronces au moment du meurtre. Une perquisition à son domicile mardi a également «permis de trouver des objets en lien avec le scène de crime», a indiqué mardi le procureur de Nîmes, Stéphane Bertrand. La mise ne cause de cet homme a surpris ses voisins, qui ont décrit un garçon très poli.