Nadir Dendoune, journaliste, et prisonnier à Bagdad

Aurélie Delmas

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 Nadir Dendoune, capture d'écran de TF1 le 28 juin 2009
 Nadir Dendoune, capture d'écran de TF1 le 28 juin 2009 — Capture écran TF1/20Minutes

Nadir Dendoune, journaliste franco-algéro-australien, a été arrêté le 24 janvier par la police irakienne pour avoir pris des photos sans autorisation à Bagdad, a annoncé sa famille ce lundi. Selon une source anonyme auprès de l’AFP, il est détenu dans une prison de la capitale irakienne sans inculpation. Nadir Dendoune, 40 ans, s'était rendu en Irak pour réaliser des reportages sur le 10e anniversaire de l'invasion du pays pour le mensuel français Le Monde Diplomatique20 Minutes revient sur le parcours de ce journaliste atypique.

Globe-trotter

En 2002, Nadir Dendoune fait parler de lui une première fois pour un tour du monde en vélo contre le Sida, soutenu par la Croix Rouge. L’année suivante, il publie un livre où il raconte son expérience de bouclier humain lors de l’invasion américaine à Bagdad: Journal de guerre d’un pacifiste. C’est à l’occasion des dix ans de cette invasion que Nadir Dendoune est retourné à Bagdad. Ses dernières chroniques, envoyées depuis la capitale irakienne en ce début d’année 2013, sont toujours lisibles sur le site du Courrier de l’Altlas.


Banlieusard

Natif de Saint-Denis, en région parisienne, le journaliste revendique son identité banlieusarde. En 2008, il raconte dans un nouvel opus son ascension de l’Everest. Il publie alors une photo au sommet de l’Himalaya où il tient une pancarte du «93».

 

Dans un portrait publié en décembre 2009, le quotidien Libération le décrit comme un «Français, né en France de parents algériens. Il vient de Seine-Saint-Denis, d’une famille de neuf enfants. Il est devenu journaliste. Il a des amis, des amours, de toutes les communautés. Il est sorti d’une prestigieuse école, le Centre de formation des journalistes (CFJ).»


Polémiste engagé

Plus récemment, au mois de septembre 2012, il est invité à l'émission «Le Grand journal de Canal+» consacré à la disparition récente d'alpinistes en Himalaya. Il prétend alors avoir été censuré pour avoir porté un t-shirt sur lequel est inscrit «Palestine» ainsi qu'une inscription en arabe.  


C’est aussi en 2012 qu’il réalise le documentaire «Palestine» qui suit le parcours d'un groupe de douze Français de l'association Observacteurs en Palestine. Ce mardi, son ami et éditeur Arnaud Gonzague lance un appel pour sa libération.