Pilule: Sept décès liés à la prise de Diane 35 en France

SOCIETE C'est ce qu'indique un document confidentiel de l'Agence du médicament datant du 25 janvier 2013, que s’est procuré «Le Figaro»...

A.G.

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FRA: pilules contraceptives
FRA: pilules contraceptives — DURAND FLORENCE/SIPA

Au 21 janvier 2013, sept cas de décès liés à la pilule Diane 35 ont été enregistrés en France dans la base nationale de pharmacovigilance depuis 1987, révèle Le Figaro ce samedi. Pour l’affirmer, le journal s’est procuré un document confidentiel interne de l’Agence du médicament daté du 25 janvier.

La pilule Diane 35, commercialisée dans 116 pays, est un traitement contre l’acné très largement prescrit comme contraceptif. Les sept cas de décès liés à la prise de cette pilule (ou un de ses génériques, pour l’un d’entre eux) concernent une femme de 18 ans, deux de 24 ans, une de 26 ans, une de 28 ans et deux de 42 ans, précise Le Figaro. La principale cause de décès de ces femmes concerne des «événements thromboemboliques veineux». L’Agence estime que pour quatre des sept cas, le médicament est clairement en cause.

Le document de l’Agence du médicament note également qu’au 16 janvier dernier, 125 cas concernant les événements emboliques et thrombotiques pour Diane 35 et ses génériques sont enregistrés dans la base nationale.

Entre 4 et 5 millions de plaquettes vendues chaque année en France

Début janvier, plusieurs médias comme BFM TV alertaient de la dangerosité de Diane 35, après la polémique sur la dangerosité des pilules de troisième et quatrième générations. «Ce comprimé serait encore plus dangereux que les pilules qui font actuellement débat et ses utilisatrices peu averties des risques encourus», écrivait le site Internet de la chaîne de télévision.

Entre 4 et 5 millions de plaquettes de pilules Diane 35 sont vendues chaque année en France depuis sa commercialisation en juillet 1987. L’an dernier, 315.000 femmes environ étaient traitées par ce médicament ou ses génériques, estime Le Figaro.