Paris: Une jeune mère expulsée de son 4 m2 en pleine trève hivernale

LOGEMENT Elle n'avait pas payé son loyer depuis trois mois...

J. C.

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Les charges de copropriété ont faiblement progressé en 2009 car la crise a conduit les ménages à rogner leurs dépenses tandis que la facture de chauffage pèse moins dans les comptes, les travaux d'économies d'énergie réalisés commençant à porter leurs fruits.
Les charges de copropriété ont faiblement progressé en 2009 car la crise a conduit les ménages à rogner leurs dépenses tandis que la facture de chauffage pèse moins dans les comptes, les travaux d'économies d'énergie réalisés commençant à porter leurs fruits. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Elle vit un cauchemar à cause d’un marchand de sommeil. Une mère célibataire a été expulsée la semaine dernière, à Paris, en pleine trêve hivernale, a révélé vendredi la fondation Abbé-Pierre via sa page Facebook. La jeune femme, qui louait son «logement» de 4 m2 situé boulevard Brune (14e) pour 200 euros par mois et qui ne pouvait plus payer son loyer depuis trois mois, a été prévenue lundi dernier par son propriétaire via un SMS.

Risques de poursuites pour le propriétaire

Ce dernier, qui a changé les serrures, y précisait qu’il avait empaqueté ses affaires avant de les laisser dans le couloir de l’immeuble. Si un adjoint au maire du 14e et un représentant de la Fondation Abbé-Pierre ont ensuite fait rechanger la serrure, faute de décision de justice pour cette expulsion, la locataire est depuis hébergée avec son fils par son oncle. Le propriétaire risque des poursuites pour hébergement incompatible avec la dignité humaine - la limite légale étant de 9 m2 - voire pour mise en danger d'autrui. La situation de cette mère célibataire était connue depuis le mois de juin 2012, précise le site Lavieimmo, qui ajoute que la jeune femme «a peur de réintégrer le logement.»

Cette affaire intervient moins d'une semaine après que RTL n'ait révélé qu'un homme âgé de 50 ans avait vécu plus de quinze ans dans un local de 1,56m2 habitable pour 330 euros par mois. Le local a été fermé par la préfécture et le propriétaire a du reloger son locataire.