Agression mortelle du fils Déby: 2 peines alourdies, acquittement infirmé

avec AFP

— 

Les peines de deux des cinq accusés du braquage qui avait coûté la vie au fils du président tchadien Idriss Deby, en 2007, ont été alourdies ce jeudi par la cour d'appel de Versailles, qui a infirmé l'acquittement d'un accusé, le condamnant à neuf ans d'emprisonnement.


Marin Cioroianu, 45 ans, avait écopé en 2011 de 13 ans d'emprisonnement. Une montre portant des traces de son ADN avait été retrouvée sur les lieux du drame. Suspecté d'être l'organisateur de l'attaque, Dan Batoua, 31 ans, avait été condamné à 12 ans de prison. A la barre, ce loueur de véhicules de luxe, avait reconnu les faits expliquant qu'il ne s'agissait pas «d'un projet d'agression à la base». 

Appartement fouillé

Jaime de Carvalho, un mécanicien de 29 ans, employé de Dan Batoua, également suspecté d'avoir participé à l'attaque, avait été condamné à 9 ans de réclusion. Il avait aussi reconnu les faits. Soupçonné d'avoir joué le rôle d'informateur, Pierre-Claude Messi Ntsama, 28 ans, qui était proche du fils du président tchadien et était jugé pour complicité, avait écopé de 5 ans de prison.

Le 2 juillet 2007, Brahim Deby, 27 ans, était découvert agonisant dans le parking de son immeuble de Courbevoie (Hauts-de-Seine), après avoir été attaqué au pistolet à impulsions électriques par quatre faux policiers, son corps couvert de poudre d'extincteur.

Ivre et drogué après une soirée passée en boîte de nuit, il avait succombé à une détresse respiratoire. Son appartement avait été soigneusement fouillé par ses assaillants et ses poches vidées des 50.000 euros qu'elles contenaient.