Paris: Il a vécu quinze ans dans un appartement de 1,56m² pour 330 euros par mois

LOGEMENT Il attend un jugement pour obliger sa propriétaire de le reloger dans un logement décent...

M.P.

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Les syndics vont être contraints à plus de transparence dans les comptes de copropriété, et notamment à informer les copropriétaires du montant des intérêts qu'ils touchent sur les fonds déposés, selon le projet de loi en cours d'élaboration au ministère de la Justice.
Les syndics vont être contraints à plus de transparence dans les comptes de copropriété, et notamment à informer les copropriétaires du montant des intérêts qu'ils touchent sur les fonds déposés, selon le projet de loi en cours d'élaboration au ministère de la Justice. — Jack Guez AFP/Archives

Un homme a vécu quinze ans dans un appartement d’1,56 m2 de surface habitable. Qu’un propriétaire lui louait pour la modique somme de 330 euros par mois, a révélé RTL ce jeudi matin, alerté par la Fondation Abbé-Pierre. Dans l’appartement, «plus petit qu’une place de parking», selon la radio, seul un matelas, un robinet  et une plaque de cuisson pouvaient tenir. «C’est un triste record», regrette Samuel Mouchard, de la fondation Abbé Pierre. «Tout se loue et tout se loue à des prix extrêmement chers», ajoute-t-il.

«C’est ça ou la rue»

Ce mini-appartement fait l’objet d’un arrêté préfectoral pour «faire cesser l’occupation aux fins d’habitation». En clair, l’appartement est fermé et le locataire, un intérimaire âgé de 50 ans, est en attente d’un jugement qui obligerait la propriétaire à le reloger dans un logement décent, «adapté à ses besoins». La décision doit être rendue fin janvier.

Même si ce logement est illégal à la location –la surface minimale habitable est de 9m2- trois agences immobilières l’ont proposé à la location. Aujourd’hui, le locataire rêve d’un «studio». «Ce serait le paradis», dit-il, alors qu’il ne pouvait tenir debout dans son appartement que sur une zone de vingt centimètres. «On ne peut pas vivre, on survit. On finit par se dire: “c’est ça ou la rue”. Ça me paraissait normal au bout d’un moment», explique-t-il à la radio. Heureusement, un voisin lui a conseillé de prendre contact avec la fondation Abbé-Pierre.