Pakistan: Les autorités refusent d’arrêter le Premier ministre

Avec Reuters

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Le président de l'agence gouvernementale pakistanaise chargée de la lutte contre la corruption a rejeté ce jeudi une décision de la Cour suprême, qui demandait l'arrestation du Premier ministre, Raja Pervez Ashraf.

La Cour suprême a rendu mardi sa décision contre le chef du gouvernement, issu du Parti du peuple pakistanais (PPP, centre gauche), à la suite d'une affaire de corruption présumée dans le secteur de l'énergie.

Enquête insuffisante

Des chaînes de télévision pakistanaises ont cependant rapporté que Fasih Bokhari, président du Bureau national de suivi des responsabilités (NAB), avait dit ce jeudi à la Cour que l'enquête était insuffisante et qu'il refusait de procéder aux arrestations du Premier ministre et d'autres responsables incriminés.

La Cour suprême lui a en retour demandé de présenter immédiatement les dossiers concernés, afin de déterminer si elle disposait d'assez de preuves pour maintenir les poursuites. Elle a dans le même temps accepté d'étudier une requête qui accuse de blasphème Sherry Rehman, l'une des principales personnalités du PPP, actuellement ambassadrice aux Etats-Unis.

Le gouvernement subit depuis décembre une campagne engagée par un prédicateur soufi très respecté, Muhammad Tahirul Qadri, qui demande la démission de l'équipe au pouvoir, ainsi que des réformes d'envergure et le report des prochaines élections tant que la corruption n'aura pas été éradiquée.