Les dégâts à la suite de «la manif pour tous» créent la polémique

SOCIETE Le collectif «La manif pour tous» refuse de payer la remise en état de la pelouse du Champ de Mars, demandé par le maire de Paris...

avec Reuters

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La «manif pour tous», le 13 janvier 2013, à Paris.
La «manif pour tous», le 13 janvier 2013, à Paris. — B.TESSIER / REUTERS

Le collectif «La manif pour tous», à l'origine de la manifestation parisienne contre le mariage homosexuel, a refusé ce mercredi de payer la remise en état de la pelouse du Champ de Mars, dont le coût atteindrait 100.000 euros selon la mairie de Paris. Bertrand Delanoë a adressé mardi la facture à la préfecture de police pour les dégâts «involontaires» commis lors de la manifestation qui a réuni dimanche 340.000 personnes selon la police et un million selon les manifestants. L'Etat décidera ensuite de réclamer ou non la somme aux organisateurs.

La porte-parole du collectif d'opposants au projet de loi, Frigide Barjot, a affirmé ce mercredi que le groupe n'avait pas les moyens de payer. «J'appelle tous les citoyens aujourd'hui à venir replanter le Champ de Mars», a-t-elle déclaré à la presse. «S'il faut replanter le Champ de Mars, on le replante, mais on n'a pas 100.000 euros comme ça pour le Champ de Mars», a-t-elle dit.

«Sommets dans l'indignité»

«Surtout, il n'a jamais été demandé de replanter ou de payer après les autres manifestations, de la 'Gay Pride' par exemple. Est-ce qu'on demande de l'argent pour nettoyer les rues? Non.» «S'il faut que nous préservions les brins d'herbe du Champ de Mars, il faut aussi que nous préservions nos générations futures et ne pas remettre en cause leur engendrement par la loi Taubira», a dit Frigide Barjot.

L'UMP, dont de nombreux élus ont manifesté dimanche dans les rues de la capitale contre le texte du gouvernement socialiste, a dénoncé une démarche «indigne» de la part du maire de Paris. «On atteint des sommets dans l'indignité, la mesquinerie et la médiocrité», écrit le groupe UMP au Conseil de Paris dans un communiqué. «C'est un exemple effarant du sectarisme de Bertrand Delanoë qui jamais ne déroge à sa ligne 'un poids, deux mesures'».