Série de plaintes après le retrait d'une fillette de la cantine

AFP

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Le repas à la française reste une institution en France et le "passer à table" une pratique à transmettre aux jeunes générations car elle permet d'acquérir de bonnes habitudes alimentaires, selon un sondage Ipsos pour la Fondation Nestlé France publié jeudi.
Le repas à la française reste une institution en France et le "passer à table" une pratique à transmettre aux jeunes générations car elle permet d'acquérir de bonnes habitudes alimentaires, selon un sondage Ipsos pour la Fondation Nestlé France publié jeudi. — Romain Perrocheau afp.com

Le retrait de la cantine d'une fillette de cinq ans par une policière municipale a entraîné une série de plaintes, de la part du père de Léa mais aussi du personnel de la mairie d'Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris ce mercredi auprès des différentes parties.

«Nous avons déposé une plainte contre X par lettre recommandée adressée au procureur de la République de Bayonne pour violences sur mineur par personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée de service public», a indiqué à une correspondante de l’AFP, Me Stéphane Guitard, défenseur du père de Léa. «Nous voulons savoir qui a pris la décision d’exclure Léa de la cantine et de l’extraire par une policière municipale», a-t-il indiqué, estimant que «le règlement intérieur de la cantine n’a pas été respecté».

Menaces

«Nous voulons que cette infraction soit poursuivie, car elle est d’une violence inacceptable, une violence dénoncée par le ministre de l’Education», a estimé l'avocat. Le maire d’Ustaritz, qui lundi dans un communiqué avait indiqué assumer pleinement «toutes les actions et initiatives» prises dans cette affaire, a de son côté indiqué avoir déposé mercredi après-midi, avec deux de ses adjointes, une plainte auprès de la gendarmerie d'Ustaritz pour «injures et menaces contre l'intégrité physique».

Dominique Lesbats a indiqué avoir reçu sur son téléphone portable, ainsi que sur le téléphone fixe de deux de ses adjointes, «des menaces d'une grande violence». Il a par ailleurs reconnu avoir reçu par courrier électronique, dès la publication dans les médias de l'affaire, «des tas» de messages de réprobation.

Le syndicat national de défense des policiers municipaux a, pour sa part, demandé au ministère de l'Intérieur d'édicter une circulaire rappelant les principes, notamment que des envois de policiers municipaux suite à des impayés de cantine «nuisent et sont incompatibles avec les fonctions des agents de police municipale» qui sont les leurs.