Un an de prison avec sursis pour avoir envoyé des lettres de menace à Sarkozy et consorts

JUSTICE Thierry Jérôme avait envoyé des balles de 9mm à plusieurs responsables politiques...

Vincent Vantighem

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Photo d'une lettre de menaces prise le 5 mars 2009, au lendemain de l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir envoyé de telles lettres à plusieurs personnalités politiques.
Photo d'une lettre de menaces prise le 5 mars 2009, au lendemain de l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir envoyé de telles lettres à plusieurs personnalités politiques. — BORIS HORVAT / AFP

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi  Thierry Jérôme à un an de prison avec sursis pour avoir envoyé une série de lettres de menaces à plusieurs responsables politiques, a-t-on appris mercredi auprès de Matthieu Croizet, son avocat.

La mystérieuse Cellule 34

Souffrant de problèmes psychiatriques, cet homme de 54 ans avait monté de toutes pièces une mystérieuse Cellule 34 qui avait mené les enquêteurs jusqu’à Hérépian, un petit village de l’Hérault dont le numéro de département est le 34. «A chaque instant, une munition pourra se trouver percutée et son métal vous exploser la tête…» Accompagné d’une balle de 9 mm, ce message anonyme avait été envoyé à plusieurs responsables politiques, dont Nicolas Sarkozy, François Fillon ou encore Rachida Dati.

«Un pauvre gars qui a fondu un plomb»

Alors que la procureure avait requis une peine de deux ans de prison avec sursis, le tribunal a finalement été plus clément avec cet homme qui a expliqué avoir perdu ses repères à cause des médicaments qu’il prenait. «C’est un pauvre gars, reconnaît son avocat. Devant le juge, il a reconnu avoir fondu un plomb. Il faut surtout qu’il se soigne…»

Justement, le tribunal l’a enjoint à une obligation de soins ainsi qu’à verser un euro de dommages et intérêts à l’ensemble des victimes qui s’étaient constituées partie civile dans cette affaire, telles que Philippe de Villiers ou Frédéric Lefebvre. C’est d’ailleurs «symboliquement» ce que leurs avocats avaient réclamé à l’audience, à l’exception de Rachida Dati qui avait demandé 10.000 euros de dommages et intérêts. «Mon client ne devrait pas faire appel de cette décision», conclut Matthieu Croizet, l’avocat de Thierry Jérôme.