Le ministère de l'Education nationale doit publier mardi, sur son site, une circulaire sur la scolarisation des enfants de moins de trois ans à partir de la rentrée 2013, traduisant une promesse de François Hollande pour lutter contre l'échec scolaire.
Le ministère de l'Education nationale doit publier mardi, sur son site, une circulaire sur la scolarisation des enfants de moins de trois ans à partir de la rentrée 2013, traduisant une promesse de François Hollande pour lutter contre l'échec scolaire. — Eric Cabanis afp.com

EDUCATION

La scolarisation des moins de 3 ans relancée via une circulaire

A partir de la rentrée 2013, les maternelles devront faciliter la scolarisation des enfants dès l'âge de 2 ans...

Le ministère de l'Education nationale doit publier ce mardi, sur son site, une circulaire sur la scolarisation des enfants de moins de trois ans à partir de la rentrée 2013, traduisant une promesse de François Hollande pour lutter contre l'échec scolaire. «Le développement de l'accueil en école maternelle des enfants de moins de trois ans est un aspect essentiel de la priorité donnée au primaire dans le cadre de la refondation de l'école», selon la circulaire. Trois mille postes seront créés sur le quinquennat à cet effet.

La circulaire souligne que la scolarisation précoce est «un moyen efficace de favoriser (la) réussite scolaire (du jeune enfant) en particulier lorsque, pour des raisons sociales, culturelles ou linguistiques, sa famille est éloignée de la culture scolaire». Cette scolarisation précoce doit donc être «développée en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales et de montagne ainsi que dans les départements et régions d'outre-mer».

Mettre en oeuvre des pédagogies innovantes

Une deuxième circulaire, sur le dispositif du «plus de maîtres que de classes» visant à mettre en oeuvre des pédagogies innovantes pour les élèves en difficulté, va également être publiée.

Sur le quinquennat, 7.000 créations de postes sont prévues pour ces enseignants surnuméraires, qui permettront par exemple des co-interventions dans la classe avec le maître titulaire, la prise en charge d'un groupe d'élèves ou une organisation pédagogique différente de celle en classes. «Il s'agit de prévenir la difficulté scolaire», tout au long du primaire «et d'y remédier si elle n'a pu être évitée», explique la circulaire.

Ce dispositif ne remplace pas les «aides spécialisées, qui gardent toute leur pertinence pour les élèves en grande difficulté», souligne le texte, alors que les enseignants spécialisés Rased craignaient une confusion entre les deux fonctions. «Les écoles prioritairement concernées» sont «celles de l'éducation prioritaire, mais aussi des écoles repérées localement comme relevant de besoins similaires», précise le texte. «Les enseignants affectés à ces écoles ainsi que les équipes pédagogiques des écoles concernées bénéficieront d'une formation préalable», ajoute la circulaire.