Contraception: Les alternatives à la pilule de 3e génération

SANTE Depuis un mois, la polémique enfle sur les risques liés à certains contraceptifs...

Delphine Bancaud

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FRA: pilules contraceptives
FRA: pilules contraceptives — DURAND FLORENCE/SIPA

Les pilules de 3e et 4e génération seraient-elles dangereuses? Critiquées depuis un mois, elles sont suspectées d'avoir provoqué des thromboses veineuses (AVC, phlébites, embolies pulmonaires) chez plusieurs femmes. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a d'ailleurs annoncé vendredi la saisine de l'Union européenne pour restreindre leur prescription. Des affaires qui ont suscité une foule de questions chez les 2,5 millions de femmes qui prennent ces pilules. Doivent-elles changer de moyen de contraception? Selon Béatrice Guigues, vice-présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, «rien ne presse et il ne faut surtout pas interrompre sa contraception de manière intempestive. Mais il est important d'avoir une discussion à ce sujet lors de son prochain rendez-vous chez le gynécologue.»

Du cas par cas

Si la patiente ne s'est jamais vu prescrire de pilule de deuxième génération en première intention, «il est recommandé de le faire», conseille Béatrice Guigues. Pour celles qui prennent une pilule de 3e ou 4e génération car elles ne supportaient pas les autres, «il convient d'analyser leur risque de thrombose en fonction de leurs données personnelles (surpoids, tabagisme, hypertension…) et familiales, si cela n'a pas été encore fait», souligne la gynécologue. Avant d'envisager, le cas échéant, de changer de moyen de contraception. «Il faut savoir que l'anneau vaginal et le patch, qui diffusent des hormones, ont les mêmes effets indésirables que les pilules de 3e génération», explique-t-elle. Autres alternatives : le stérilet, l'implant, la micropilule, le préservatif… «Il faut choisir sa contraception en fonction de sa vie sexuelle, son désir imminent d'avoir un enfant, sa capacité à faire des oublis…»

 

Etude

Quelque 47 cas d'effets indésirables graves liés à la pilule ont été recensés entre 1998 et 2012 sur une population de 800 000 personnes, selon Le Figaro.