Nouveau blocage d'une installation ArcelorMittal à Florange

avec AFP

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Des salariés du site ArcelorMittal de Florange en Moselle ont bloqué mercredi le train à chaud du site, expliquant vouloir se mobiliser pour "la dernière ligne droite" de leur combat.
Des salariés du site ArcelorMittal de Florange en Moselle ont bloqué mercredi le train à chaud du site, expliquant vouloir se mobiliser pour "la dernière ligne droite" de leur combat. — Jean-Christophe Verhaegen afp.com

Des salariés du site ArcelorMittal de Florange en Moselle ont bloqué mercredi le train à chaud du site, expliquant vouloir se mobiliser pour «la dernière ligne droite» de leur combat.

Le train à chaud, situé à proximité des hauts fourneaux, permet de transformer les brames d'acier en bobines. «On veut frapper là où ça fait mal», a expliqué le délégué CFDT, Edouard Martin. Selon lui, ce blocage coûtait quelque 50.000 euros par heure à l'entreprise.

Un groupe de salariés a par ailleurs bloqué la gare d'Ebange, à l'intérieur du site industriel, comme ils l'avaient déjà fait mardi soir. Elle permet l'acheminement des matières premières et de la production de l'usine.

«Jusqu'à la fin de la semaine»

Des membres de l'intersyndicale de Florange ont expliqué qu'ils voulaient poursuivre leur mobilisation par des actions de ce type pour «la dernière ligne droite» de leur combat avant l'arrêt du système de chauffe des hauts fourneaux, programmé le 31 mars. Celui-ci condamnerait les installations à un arrêt définitif.

«On continue avec ce genre d'actions jusqu'à la fin de la semaine», a indiqué Édouard Martin à l'issue d'une réunion de l'intersyndicale en début d'après-midi. Les actions iront «crescendo», a promis de son côté Jean Mangin, délégué CGT, alors qu'une nouvelle action de blocage d'une partie du site est prévue mercredi soir.

«Plus en colère qu'en 2012»

Jeudi dernier, les syndicalistes de Florange s'étaient dits «plus en colère qu'en 2012», protestant contre l'accord conclu entre l'Etat et ArcelorMittal le 30 novembre.

Celui-ci prévoit entre autres 180 millions d'euros d'investissements en cinq ans et la poursuite de la recherche sur le projet de captage/stockage de CO2 Ulcos. Mais les syndicats déplorent la fermeture de la «filière liquide» de production d'acier (629 postes), et soulignent que rien ne garantit qu'Ulcos se fera à Florange.