Négociation emploi: Si pas d'accord, un texte avant fin février, selon Vidalies

avec AFP

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Le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies a assuré mercredi qu'un texte sur la sécurisation de l'emploi serait présenté "avant fin février" en Conseil des ministres si les partenaires sociaux n'arrivaient pas à trouver un accord à l'issue de leur négociation.
Le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies a assuré mercredi qu'un texte sur la sécurisation de l'emploi serait présenté "avant fin février" en Conseil des ministres si les partenaires sociaux n'arrivaient pas à trouver un accord à l'issue de leur négociation. — Jacques Demarthon afp.com

Le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies a assuré mercredi qu'un texte sur la sécurisation de l'emploi serait présenté «avant fin février» en Conseil des ministres si les partenaires sociaux n'arrivaient pas à trouver un accord à l'issue de leur négociation. «S'il n'y pas d'accord je peux vous annoncer qu'il y aura une loi (...) sur l'ensemble des sujets qui étaient soumis aux partenaire sociaux», a déclaré le ministre à l'émission «Questions d'info» (LCP/AFP/Le Monde/FranceInfo).

«Il y aura une loi dont le président de la République a dit ce matin qu'elle devrait intervenir, s'il n'y a pas d'accord, dans un délai rapproché, c'est-à-dire présentée au Conseil des ministres avant la fin du mois de février», a-t-il poursuivi.

La précarité des contrats courts

Alain Vidalies a notamment insisté sur la nécessité de régler la question de la précarité liée à certains emplois courts.

«Les contrats courts ont augmenté de 88% en 10 ans en France, mais parmi ces contrats courts, ceux qui ont le plus augmenté, c'est les contrats de moins d'un mois, et même les contrats de moins d'une semaine (...) Allez donc essayer de faire un emprunt ou de louer un appartement avec un contrat d'un mois ou d'une semaine!», a-t-il dit.

«Donc vous lancez un appel aux partenaires sociaux, il faut qu'ils signent?», l'interroge-t-on. «Je n'ai pas d'appel à leur lancer. On leur a confié un cadre, une lettre de mission, que Michel Sapin et le Premier ministre leur ont envoyée, et j'espère qu'ils vont négocier».