Les gendarmes qui avaient joué les «gros bras» pour un ami devant la justice

I.R. avec AFP

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A French Gendarme enters the Mercure Hotel to inspect the premises after Rabobank team rider Michael Rasmussen of Denmark was sacked by his team for 'violating team rules' during the 94th Tour de France cycling race in France, July 26, 2007. REUTERS/Thierry Roge (FRANCE) 
A French Gendarme enters the Mercure Hotel to inspect the premises after Rabobank team rider Michael Rasmussen of Denmark was sacked by his team for 'violating team rules' during the 94th Tour de France cycling race in France, July 26, 2007. REUTERS/Thierry Roge (FRANCE)  — REUTERS/Thierry Roge

Deux gendarmes de la section de recherches de Montpellier (Hérault) soupçonnés «d'extorsion de signatures et de détournement de finalité de données» passent ce mercredi devant la justice. Le 31 août 2010, pour aider un ami concessionnaire automobile du Crès, ils auraient menacé des salariés pour les pousser à signer une lettre de démission.

Trois commerciaux accusent leur ancien patron de les avoir en effet contraints à signer une lettre de démission avec l'aide des gendarmes utilisés comme «gros bras».

«On sera le pire de tes cancers»

Les gendarmes auraient menacé les salariés: «Si tu ne signes pas ta démission, on te casse les genoux avec une batte de baseball», ou encore: «On sera le pire de tes cancers», a raconté à RTL un des plaignants.

Les deux militaires avaient été placés en garde à vue en septembre 2012 après la descente à Montpellier de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) qui enquêtait depuis sept mois sur la plainte des trois ex-agents commerciaux.

«Ces deux sous-officiers de gendarmerie sont suspendus de leurs fonctions, à titre conservatoire, jusqu'à l'issue finale de la procédure», avait alors indiqué leur hiérarchie.