Affaire Bettencourt: Stéphane Courbit, patron de LOV Group, chez le juge

JUSTICE La milliardaire avait investi plus de 140 millions d'euros dans la société de Stéphane Courbit...

avec AFP

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Stéphane Courbit, le patron de LOV Group, est convoqué le 10 janvier par les juges en charge de l'affaire Bettencourt à Bordeaux, pour être interrogé sur l'investissement réalisé par Liliane Bettencourt dans sa société à partir de décembre 2010, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier, confirmant une information de Sud Ouest.
Stéphane Courbit, le patron de LOV Group, est convoqué le 10 janvier par les juges en charge de l'affaire Bettencourt à Bordeaux, pour être interrogé sur l'investissement réalisé par Liliane Bettencourt dans sa société à partir de décembre 2010, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier, confirmant une information de Sud Ouest. — Olivier Laban-Mattei afp.com

Stéphane Courbit, le patron de LOV Group, est convoqué le 10 janvier par les juges en charge de l'affaire Bettencourt à Bordeaux, pour être interrogé sur l'investissement réalisé par Liliane Bettencourt dans sa société à partir de décembre 2010, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier, confirmant une information de Sud Ouest.

Stéphane Courbit, qui a épuisé en deux temps, les 11 et 12 juin puis le 11 décembre, les 48 heures maximum de garde à vue à la brigade financière à Paris, est désormais convoqué, aux fins d'une mise en examen, dans le volet abus de faiblesse du dossier Bettencourt. Il ne sera pas forcément mis en examen au terme de ce rendez-vous : ainsi, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, convoqué le 22 novembre dans cette affaire, également pour une mise en examen, est ressorti de sa comparution comme simple témoin assisté.

Son avocat mis en examen par ailleurs

Les juges veulent comprendre dans quelles conditions Liliane Bettencourt, reconnue en état de faiblesse psychologique depuis septembre 2006, a pu investir en deux fois un total de 143,5 millions d'euros dans la société de Stéphane Courbit, en échange de 20% de celle-ci.

Me Pascal Wilhelm, alors homme de confiance de Mme Bettencourt, et par ailleurs avocat de M. Courbit, avait servi d'intermédiaire dans cette affaire. Me Wilhelm a été mis en examen en juin pour abus de faiblesse aux dépens de Mme Bettencourt, mais pour d'autres faits. De sources concordantes, il était convoqué vendredi à nouveau, et cette fois dans le cadre de cet investissement.

La milliardaire ne se souvenait pas de lui

Devant les policiers, Stéphane Courbit a soutenu ne pas s'être rendu compte de l'état de sénilité de la milliardaire âgée aujourd'hui de 90 ans, qu'il a rencontrée deux fois dans le cadre de cet investissement. Celle-ci avait de son côté déclaré à la juge des tutelles, en juillet 2011, ne se souvenir ni de Stéphane Courbit ni de cet investissement.

LOV Group est actif dans les jeux en ligne (BetClic), l'énergie (Poweo Direct Energie) et la production audiovisuelle (Banijay, qui produit notamment les émissions de Nagui). L'héritière de l'Oréal possède toujours 20% de LOV Group, une tentative de conciliation entre Stéphane Courbit et la famille pour dénouer l'investissement ayant échoué.

Cet investissement semble être le dernier aspect de l'affaire Bettencourt qu'aborderont les juges bordelais dans le cadre de cette instruction. Quinze personnes ont déjà été mises en examen depuis décembre 2011.