Libérée, la militante basque Aurore Martin a regagné la France

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AFP

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La militante basque française Aurore Martin a regagné dans la nuit de samedi à dimanche les Pyrénées-Atlantiques après sa remise en liberté samedi en Espagne, au terme de 52 jours de prison qui ont suscité au Pays basque français une mobilisation dépassant le milieu nationaliste.
La militante basque française Aurore Martin a regagné dans la nuit de samedi à dimanche les Pyrénées-Atlantiques après sa remise en liberté samedi en Espagne, au terme de 52 jours de prison qui ont suscité au Pays basque français une mobilisation dépassant le milieu nationaliste. — Eduardo Dieguez afp.com

La militante basque française Aurore Martin a regagné dans la nuit de samedi à dimanche les Pyrénées-Atlantiques après sa remise en liberté samedi en Espagne, au terme de 52 jours de prison qui ont suscité au Pays basque français une mobilisation dépassant le milieu nationaliste.

Aurore Martin, qui avait quitté après 17h la prison de Soto del Real, au nord de Madrid, est arrivée peu après minuit à Saint-Jean-Pied-de-Port, à 50 km de Bayonne, où elle a rendu une brève visite à des sympathisants réunis dans un bar, a constaté un photographe de l'AFP.

La militante de 33 ans y a été reçue par un «aurresku» impromptu, une danse basque de bienvenue, par près de 50 personnes qui lui ont remis un bouquet de fleurs. Puis elle est repartie en voiture, avec sa soeur Emilie et plusieurs proches, sans faire de déclaration. Une source du mouvement Batasuna, auquel Aurore Martin appartient, a confirmé par la suite à l'AFP qu'elle était «bien arrivée» parmi ses proches.

Obligation d'une domiciliation en Espagne

Elle ne fera pas de déclaration avant plusieurs jours, au moins avant Noël, a assuré une source. La justice espagnole avait annoncé vendredi la remise en liberté contre caution de 15.000 euros de la militante nationaliste, qui avait été arrêtée le 1er novembre lors d'un contrôle routier de gendarmerie à Mauléon puis remise à Madrid, en vertu d'un mandat d'arrêt européen.

Libérée sous contrôle judiciaire, la jeune femme peut résider en France mais devra disposer d'une domiciliation en Espagne et pointer entre le 1er et le 5 de chaque mois au tribunal de sa domiciliation espagnole.

Le parti Europe Ecologie les Verts, dont deux parlementaires avaient rendu visite à Aurore Martin en prison, s'est «félicité» de sa libération, «moment de soulagement et de joie». EELV a appelé à «poursuivre la mobilisation» pour l'abandon des poursuites à son encontre.