Travail le dimanche: Bricorama esquive l'amende

TRAVAIL DOMINICAL Le tribunal de grande instance de Pontoise (Val-d'Oise) a débouté Force ouvrière, qui attaquait l'enseigne de bricolage pour ouverture illégale le dimanche...

Oihana Gabriel
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Soulagé, le président de Bricorama a vu la menace d'une amende de 37 millions d'euros s'éloigner. Lundi, le tribunal de grande instance de Pontoise (Val-d'Oise) a débouté pour vice de forme le syndicat Force ouvrière, qui demandait 37 millions d'euros à l'enseigne de bricolage pour ouverture illégale le dimanche. Le syndicat FO attaquait Bricorama, qui n'avait pas respecté une interdiction d'ouverture le dimanche prononcée en janvier par le tribunal correctionnel de Pontoise.

Après un appel rejeté, les magasins franciliens gardent portes closes depuis un mois et demi. «Je pense que le tribunal a été juste, assure Jean-Claude Bourrelier, président de Bricorama. Nous avons fermé tous les magasins dès le 1er novembre, dès que le jugement a été confirmé. C'est un grand soulagement, mais le problème perdure tant que nos concurrents restent ouverts. D'ici à la fin de l'année, nous aurons perdu entre 4 et 5 millions de chiffre d'affaires ! Nous avons dû nous résigner à ne pas remplacer plusieurs dizaines de départs de collaborateurs.»

Si cette décision rassure l'enseigne, les syndicats ont déjà annoncé qu'ils pensaient faire appel. Et la question du travail dominical reste entière. Bricorama, qui condamne cette interdiction ne visant pas ses concurrents, a assigné en référé 24 Castorama et Leroy-Merlin franciliens qui restent ouverts le dimanche. Le 7 décembre, le tribunal de Bobigny a donné trois mois à Castorama pour respecter l'interdiction du travail dominical.