Meurtre d'Elodie Kulik: Une femme en garde à vue

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Des syndicats de policiers municipaux ont alerté le parquet de Nanterre sur de possibles dérives au sein de la police municipale de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), relançant une enquête ouverte en mai, a indiqué vendredi le parquet, confirmant des informations de presse.
Des syndicats de policiers municipaux ont alerté le parquet de Nanterre sur de possibles dérives au sein de la police municipale de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), relançant une enquête ouverte en mai, a indiqué vendredi le parquet, confirmant des informations de presse. — Boris Horvat afp.com

Une femme a été placée en garde à vue mercredi dans le cadre de l'enquête sur la mort d'Elodie Kulik, une directrice d'agence bancaire violée et tuée en 2002 dans la Somme, a-t-on appris de sources concordantes.

Il s'agit de la compagne de l'homme qui avait été identifié en janvier comme l'un des agresseurs d'Elodie Kulik, a dit à l'AFP le procureur de la République à Amiens Bernard Farret, confirmant une information de la chaîne M6. Elle a été placée mercredi matin en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches d'Amiens, a précisé le procureur.

Méthode de recoupement d'ADN inédite en France

Selon une source proche du dossier, une trace d'ADN de la compagne se trouvait sur la scène de crime, cette trace d'ADN ayant pu être transportée sur les lieux par l'agresseur présumé.

Elodie Kulik, 24 ans, avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à Tertry (Somme). Un préservatif et un mégot avaient été retrouvés près du corps de la victime, permettant le relevé de deux empreintes ADN. Malgré plusieurs milliers d'expertises ADN, les enquêteurs n'avaient à l'époque pas réussi à identifier un suspect.

Fin janvier 2012, le principal suspect, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre, a été identifié grâce à une méthode utilisée pour la première fois en France, par recoupement d'ADN. Les enquêteurs ont par ce biais pu faire un rapprochement entre son ADN et celui d'un autre homme, le père du suspect, qui se trouvait alors en prison pour agression sexuelle. Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les sapeurs-pompiers, qui avaient distingué derrière la voix de la victime au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard.