Notre-Dame-des-Landes: «Actions violentes» contre des gendarmes

SOCIETE Ces heurts interviennent au lendemain de l'autorisation de la destruction des cabanes des opposants...

M.Gr. avec AFP

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Des gendarmes présents sur la zone du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont été la cible d'"actions violentes" de la part "d'individus casqués et armés", a indiqué mercredi matin la préfecture dans un communiqué.
Des gendarmes présents sur la zone du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont été la cible d'"actions violentes" de la part "d'individus casqués et armés", a indiqué mercredi matin la préfecture dans un communiqué. — Frank Perry afp.com

Des gendarmes présents sur la zone du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont été la cible d'«actions violentes» de la part «d'individus casqués et armés», a indiqué ce mercredi matin la préfecture dans un communiqué.

>> La mobilisation contre le projet d'aéroport en images

Selon une source proche du dossier, aucun gendarme n'a été blessé au cours de ces actions, qui se déroulaient au lendemain d'une décision du tribunal de Saint-Nazaire autorisant la destruction des cabanes construites par les opposants.

Selon la préfecture, vers 8h20, les gendarmes ont fait «l'objet d'un guet-apens par une quarantaine d'individus, les uns disposant une herse sur la route tandis qu'un autre groupe tentait d'attaquer les gendarmes à revers». Cette action a eu lieu à proximité du lieu-dit «Le Rosier», l'un des sites emblématiques de l'opposition au projet d'aéroport.

En outre, une autre attaque contre les gendarmes a eu lieu une heure plus tard, lorsqu'une «cinquantaine d'assaillants casqués et munis de boucliers, de frondes et de cocktails Molotov se sont attaqués à un autre peloton de surveillance».

«Ça a canardé des deux côtés»

Plusieurs opposants présents sur place ont confirmé que des heurts se sont déroulés, à deux reprises et en deux lieux différents, en milieu de matinée entre des opposants et les forces de l'ordre. Parmi eux, Michel Tarin, membre historique de la coordination des opposants a indiqué à l'AFP: «Ça a canardé des deux côtés».

«La violence, il ne faut pas que ça continue, ça dessert tout le monde. Mais la violence vient du fait que ce territoire est occupé tant qu'on maintient la pression comme ça. Faut pas croire que ce sera sans problème», a-t-il ajouté. De son côté, la préfecture ajoute que «les attaques de ce matin sont particulièrement irresponsables et contre-productives».

Les membres de la «commission du dialogue» mise en place par le gouvernement pour tenter de trouver une sortie de crise, sans toutefois remettre en cause le projet, sont arrivés mardi à Nantes. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a autorisé mardi le préfet de Loire-Atlantique à «solliciter les forces de l'ordre pour démolir les constructions qu'il juge illicites» à Notre-Dame-des-Landes.