François Hollande délivre un «message d'espérance» au Louvre-Lens

avec Sipa

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Le président François Hollande a inauguré mardi le musée Louvre-Lens, au coeur de l'ancien bassin minier du Nord, qui espère une renaissance culturelle et économique.

«Ouvrir les portes de l'art, tout en contribuant à la vitalité d'un territoire, telle est l'ambition du Louvre-Lens», a déclaré le chef de l'Etat à l'issue de sa visite du nouveau musée. «Cette région, la plus jeune de France, la plus éprouvée par la crise et qui s'offre aujourd'hui le Louvre», a-t-il lancé.

François Hollande y a vu un «message d'espérance à la population, toutes générations confondues, le signe de la volonté humaine qui rend parfois le souhaitable possible».

Hollande rend hommage à Chirac

Le chef de l'Etat a longuement rendu hommage à Jacques Chirac, qui fut «l'un des premiers à imaginer le Louvre hors le Louvre». L'ancien président, de santé fragile, n'assistait pas à l'inauguration. Mais son ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, était présent. François Hollande a aussi salué la ténacité de Jack Lang, fervent partisan de la décentralisation culturelle. «Difficile de résister à la pression de Jack Lang, même pour Jacques Chirac», a-t-il lancé.

François Hollande a souligné qu'à ses yeux la démocratie devait être «culturelle». «Personne, devant l'art, ne doit se résigner à dire ce n'est pas pour moi», a-t-il dit, en rappelant la mise en oeuvre promise pendant son quinquennat d'un plan pour l'éducation artistique.

Accompagné de la ministre de la Culture, Aurélie Filipetti, de la maire de Lille, Martine Aubry, grande amatrice d'art, et de sa compagne, Valérie Trierweiler, en présence aussi de Lionel Jospin et de Pierre Mauroy, François Hollande a parcouru les travées du musée, qui se situe sur une friche de 20 hectares. L'ancien puits de mine qui s'y trouvait a fermé définitivement en 1960.